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Economie

InfrastructuresLes discussions reprennent avec Bouygues

Par L'Economiste | Edition N°:970 Le 05/03/2001 | Partager

. Le Ministère de l'Equipemement souhaite aller vers une autre solution, celle de faire lui-même le port et lancer un appel d'offres pour la concession. La partie n'est pas gagnée pour BouyguesLe gouvernement sort de son mutisme. Les discussions reprennent avec Bouygues cette semaine. Cela ne veut pas dire pour autant que la partie est gagnée pour le constructeur français, la Commission interministérielle n'a pas définitivement tranché sur la question, mais elle devra le faire assez rapidement. Vraisemblablement, le Ministère de l'Equipement, qui est maître d'oeuvre sur ce projet, reste peu convaincu sur les solutions financières proposées par Bouygues. Les avantages octroyés pour la faisabilité de ce port poussent ce ministère à adopter une autre option, celle de réaliser les infrastructures lui-même et lancer un appel d'offres pour la concession au niveau de l'exploitation. Ainsi, les vieux démons du système des travaux publics ressortent. Les ingénieurs savent faire, alors autant mettre à profit cette expérience pour construire cet énorme ouvrage, mais à quel prix! Dans le cas d'un lancement d'appel d'offres pour l'exploitation, l'ODEP pourrait aussi se présenter comme candidat potentiel au même titre que les autres... Le cap vers la concession est donc une étape difficile à franchir pour ce département qui est malgré tout très conservateur.Une chose est sûre maintenant, ce port est nécessaire à l'économie. Celui de Tanger est saturé et son extension pose un problème compte tenu de la géographie environnante. De plus, il nécessite plus de 750 millions de DH. L'option d'un nouveau port semble donc naturelle et la région de Tanger est la mieux adaptée comme carrefour maritime, encore faut-il savoir qui va le faire et à quel prix. La solution proposée par Bouygues demeure la plus intéressante tant financièrement que techniquement, même si elle n'est pas réalisée par ce constructeur. Il propose un port on shore-offshore, qui prend à l'intérieur des terres pour s'étendre en mer via une digue.Les risques dans un tel cas sont pris en charge par le privé qui garantit, élément important, le trafic. Ce dernier est très volatile et fortement concurrentiel dans le domaine maritime. Rappelons que de nombreux projets fleurissent dans la région, notamment en Espagne (Algésiras) et au Portugal (Sinès).. Subvention et avantages fiscaux Pour mieux comprendre les points de divergences, la chronologie du projet s'impose. En février 1997, le Ministère de l'Equipement lance un appel à préqualifiation pour la conception, le financement et l'exploitation d'un nouveau port Tanger-Atlantique avec le développement d'une zone franche limitrophe et comme option la gestion de l'actuel port de Tanger. Six groupements internationaux ont remis leurs offres. Trois soumissionnaires sont retenus en février 1998. Il s'agit de Campenon-Bernard, Bechtel et Bouygues. De février à juin 1998, les offres sont examinées et Bouygues est classé premier avec comme concurrent Bechtel. Jusqu'à décembre de cette même année, un travail de mise en concurrence entre les deux soumissionnaires est réalisé, aboutissant à la désignation en fin d'année de Bouygues. En avril 1999, un mémorandum non prévu au cahier des charges est signé par Bouygues et le gouvernement. C'est un accord entre les parties pour cadrer les négociations. Les parties affinent ainsi leurs points de divergences. Le premier porte sur la subvention, bien que Bouygues soit le soumissionnaire qui ait le moins demandé en montant, les négociateurs exigent de lui un effort supplémentaire. La subvention, qui était à l'origine de 1,792 milliard de DH, n'est plus que de 1,1 milliard à la fin des négociations en juin 2000 auxquels s'ajoute 100 millions pour des travaux à réaliser sur le port actuel. Cette subvention prend la forme d'avance remboursable par le concessionnaire avec paiement d'intérêt. «Nous avons été les seuls soumissionnaires à donner à cette subvention un caractère remboursable», souligne M. Ali Bencheqroun, directeur général de Bymaro, la filiale marocaine de Bouygues. Le remboursement ne doit débuter que dans la phase d'équilibre du projet, soit 15 ans après son démarrage. Le versement de cette subvention s'étalerait sur les quatre années de travaux de réalisation du projet pour ne pas grever le budget de l'Etat. Le montant des travaux de Bouygues s'élève à 2,5 milliards de Francs. De plus, il existe une clé de répartition des bénéfices de la 20 à 25ème année, 25% iront dans les caisses de l'Etat, au-delà de 25 ans, la part est portée à 50%. L'exonération fiscale a été portée durant les négociations de 29 ans à 15 ans. F. M.

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