×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Infrastructures
Port de Casablanca: Muter ou sombrer

Par L'Economiste | Edition N°:2808 Le 27/06/2008 | Partager

. Près d’un milliard pour la mise à niveau . Mohammédia pourrait servir de port-relais La hausse spectaculaire des échanges commerciaux, notamment des importations provenant de l’Extrême-Orient, a mis à nu les difficultés d’organisation du port de Casablanca. Les pics à l’import l’été dernier et de la période précédant le Ramadan ont failli asphyxier le port. Ils ont surtout confirmé la saturation de cette plateforme, qui reste la principale porte d’entrée du commerce extérieur du Royaume. Il a fallu déployer presque dans la précipitation un plan d’urgence pour limiter les dégâts et calmer la colère des armateurs qui menaçaient de rayer Casablanca de leur réseau. Il semble que la situation soit plus ou moins redevenue normale, même si bien des opérateurs restent sceptiques sur les assurances des autorités portuaires et du ministère de tutelle. Pour régler le problème de saturation du port de Casablanca, de plus en plus des voix défendent l’idée de l’aménagement d’une plateforme à Mohammédia.Il a fallu la pression de TangerMed et la peur de perdre une partie du trafic pour que le port de Casablanca se remette en question. Les estimations les plus basses parlent de 20 à 30% du trafic de Casa-Port qui seront reroutés à court terme à TangerMed. La proximité de ce port du plus grand centre de consommation (et de chargement) ne constitue plus une assurance tout risque contre la perte des positions commerciales. Depuis quelques années, les activités portuaires ont connu des mutations majeures, mutations auxquelles la première plateforme portuaire n’a pas toujours su se greffer: nouvelles technologies, navires de très grande taille, alliances entre opérateurs maritimes, transport des conteneurs et multimodal, etc. Tanger Med a su anticiper toutes ces évolutions afin de répondre à ces nouvelles exigences du trafic maritime international. Ce chantier est sans doute le plus grand projet réalisé au Maroc (et en temps record) depuis l’indépendance. Il répond aux normes internationales en matière de transport maritime et peut accueillir les plus grands porte-conteneurs du monde. Si les deux premiers terminaux sont déjà opérationnels (dont l’exploitation a été confiée respectivement à APM Terminals et Eurogate), les travaux pour les deux derniers seront lancés prochainement. Mais l’Agence spéciale de TangerMed (TMSA) voit déjà plus loin en anticipant la croissance du trafic. Dès 2009, un autre port à conteneurs,TangerMed II, sera lancé et sera mis en service en 2012. Les appels à manifestation d’intérêt devraient être lancés incessamment. Selon les projections officielles, l’investissement pour cette deuxième plateforme frôle les 18 milliards de dirhams.L’urgence est dans la mise à niveau des autres ports du pays. L’Agence nationale des ports (ANP) prévoit 1,9 milliard de dirhams «afin d’offrir des ports modernes, efficaces et sécurisés», précise-t-on auprès de l’Agence. Le gros de l’effort sera consacré au développement des infrastructures (1,4 milliard de dirhams), la sécurité arrive en deuxième position (137 millions de dirhams) et enfin les équipements et les activités de support (336 millions de dirhams). «Rien qu’en 2008, les investissements dépasseront le milliard de dirhams», ajoute un responsable de l’ANP. Au port de Casablanca, le deuxième terminal à conteneurs a été mis en service tandis qu’un autre suivra dans deux ans (2010).Le département de Karim Ghellab a, visiblement, décidé de faire face au problème. Le port de Casablanca, pour lui seul, presque un milliard de dirhams seront investis pour mettre fin aux embouteillages. Des embouteillages, mais aussi des autres problèmes que les autorités reconnaissent volontiers: grèves, anarchie, manque d’organisation, corruption, et la liste n’est pas close. Des problèmes qui prennent en otages, à chaque fois, toute l’économie du pays. L’ANP annonce ainsi que l’aménagement du deuxième terminal à conteneurs continue, il est concédé à Somaport pour un montant de 62 millions de dirhams. Ce terminal sera opérationnel durant le troisième trimestre de cette année. Il est d’une capacité de 300.000 conteneurs équivalent vingt pieds (EVP) et portera la capacité globale du port de Casablanca à 900.000 conteneurs EVP par an. Les autorités portuaires ne comptent pas s’arrêter là. Les travaux d’un troisième terminal à conteneurs démarreront prochainement. Sa mise en service est prévue pour fin 2010 et son coût est estimé à 650 millions de dirhams. Ce troisième terminal comporte 520 ml (mètres de linéaire) de quai et environ 30 hectares de terre-pleins. Il portera la capacité globale de traitement du port de Casablanca à environ 1,5 million de conteneurs EVP.. Les scénarios de l’ANPLes responsables semblent convaincus que cela ne suffit pas. Pour eux, il s’agit d’intégrer le port de Casablanca dans sa région. A cet effet, plusieurs «variantes» pour la création de nouvelles infrastructures pour les conteneurs font l’objet d’études. En tout, quatre variantes sont à l’étude: réalisation d’un terminal à conteneurs au port de Mohammédia, réalisation d’infrastructures au port de Casablanca hors plan d’eau actuel (port sec), nouveau port entre Casablanca et Mohammédia, nouvelle infrastructure entre Casablanca et Mohammédia réservée au trafic régional. Les importations des céréales devenues une activité à part entière dans les ports du Royaume. Le volume varie entre 5 et 6 millions de tonnes annuellement. Afin d’assurer le traitement de ce trafic dans les meilleures conditions, l’ANP prévoit la mise en place de deux terminaux à céréales dans le port de Casablanca et de Jorf Lasfar. Ils seront concédés à un opérateur privé et seront mis en service en septembre et août 2008. Compte tenu de la volonté politique de promouvoir la zone industrielle de Jorf Lasfar, un autre terminal polyvalent devra voir le jour dans son port. L’ANP est en cours de réalisation d’un terminal polyvalent (ferraille, engrais, céréales, charbon…). Ce projet dont le coût s’élève à 400 millions de dirhams porte essentiellement sur la construction d’un mur de quai d’environ 310 mètres linéaires et le remblaiement d’environ 9,2 hectares de terre-pleins. Les responsables prévoient également un déroctage du port intérieur de Mohammédia. Un projet qui vise, selon les responsables de l’ANP, d’augmenter la capacité du port intérieur, d’améliorer la sécurité des manœuvres et la conformité aux normes et de réduire les attentes des navires. Le coût du projet est estimé à 90 millions de dirhams. Ce même port connaîtra la réalisation des quais de commerce et de servitude. Au moins 32 millions de dirhams seront investis pour sa réalisation.


Patrimoine portuaire 

Une enveloppe de 1,1 milliard de dirhams sera consacrée à la maintenance et la sauvegarde du patrimoine portuaire. Les principales opérations sont les suivantes : le confortement de la jetée de Jorf Lasfar (85 millions de dirhams), le confortement du musoir de Mehdia (50 millions), le confortement de la jetée du port de Laâyoune (10 millions), le dragage dans les ports (10 millions), programme courant des maintenances (185 millions par an). A. E. Y.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc