×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Industries polluantes cherchent ZI désespérément

    Par L'Economiste | Edition N°:456 Le 04/03/1999 | Partager

    Une grande partie de l'industrie à risque ne dispose pas de zones adaptées pour son activité. Il s'agit des industries classées en première catégorie. Un sérieux coup de frein pour l'investissement.

    Existe-t-il suffisamment de zones industrielles aptes à recevoir les industries classées en première catégorie(1)? Les représentants de la Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) sont unanimes: à ce jour, pratiquement aucun site n'a reçu cette qualification, à l'exception de celle existante à Jorf Lasfar.
    Cette question a fait l'objet d'une table ronde autour du thème "les zones industrielles de première catégorie", organisée par la FCP à l'occasion de son assemblée générale qui s'est tenue le 25 février dernier.

    Sans zones, bonjour les dégâts


    Lors de son intervention, M. Michel Laugier, le nouveau secrétaire général de la Fédération et aussi directeur général de la société Akzo Nobel, a insisté sur l'inexistence de ces zones. Face à cette situation, les industriels se livrent, indique-t-il "à des agissements non conformes à la loi". Ils s'établissent en effet sur des sites non prévus pour ce genre d'activité, ce qui n'est pas sans risque sur leur environnement immédiat.
    A noter qu'un programme national d'aménagement des zones industrielles et des infrastructure a été mis en place depuis 1980. Celui-ci a été reconduit à l'occasion de l'élaboration du Plan quinquennal 1999-2003 du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat. Reste que ce programme ne prévoyait aucune zone destinée à ce genre d'activité, à part celle de Jorf Lasfar. Les industriels trouvent inadmissible, par exemple, l'inexistence de telles structures sur l'axe Kénitra-Casablanca. Or, ce dernier concentre plus de 50% du tissu industriel marocain, y compris les industries de première catégorie. Cette situation, estiment des professionnels, limite leur capacité d'investir et l'extension de leurs installations. Elle entraîne de plus la fuite des investisseurs étrangers opérant dans le domaine.

    Spéculations


    Les industriels de la chimie et de la parachimie ont également soulevé le problème de la sous-utilisation des zones industrielles existantes. Certains lots sont selon eux acquis à partir de zones officielles, à des fins spéculatives. Conséquence: "flambée de prix incompatible avec un concept d'investissement industriel". Lors de la rencontre, Mme Latifa Chihabi, directrice des Etudes et de la Planification au Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, a adhéré à la position des représentants de la FCP en ce qui concerne ce point.
    Pour pallier la situation, une seule condition est de mise: la multiplication à travers le Maroc de zones industrielles susceptibles d'accueillir les établissements de première catégorie. "Ce n'est qu'à ce prix que pourra être maîtrisé le développement de ce type d'industrie réputé dangereux pour son environnement", réitèrent les opérateurs. A cela s'ajoutent la révision du cadre juridique en vigueur et son adaptation au tissu industriel actuel.

    (1) Les zones de première catégorie accueillent des établissement représentant un risque pour leur environnement.


    Insalubres, incommodes...


    Une zone de première catégorie est une zone qui peut accueillir les établissements autorisés de 1ère classe, tels qu'ils sont définis par le Dahir du 25 août 1914. Il s'agit d'établissements présentant des causes d'insalubrité, d'incommodité ou de danger pour leur environnement ou pour le personnel y travaillant. Leur installation est soumise à l'étude d'un dossier qui conduit à une autorisation donnée par le Ministère de l'Equipement. Il s'agit des abattoirs, des fabrications de produits chimiques, de produits d'entretien de peinture, les extractions d'huiles, les dépôts de produits inflammables stockant plus de 20.000 litres, l'apprêtage des peaux...

    Abdelaziz MEFTAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc