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    Industrie-textile: Le Maghreb résiste à la Chine

    Par L'Economiste | Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

    . La Tunisie et le Maroc détiennent 14% du marché françaisLA déferlante des vêtements chinois sur le marché français a amené les entreprises de confection textile du sud méditerranéen à jouer sur la proximité, au détriment de leurs concurrents d’Europe de l’Est, victimes de la hausse des coûts de production. Les importations françaises d’habillement en provenance de Chine ont été multipliées par deux depuis la fin des quotas européens en 2004, à 4,029 milliards d’euros en 2008, selon des estimations de l’Institut français de la mode (l’IFM) dévoilées mardi dernier lors du salon professionnel Zoom by Fatex, qui se tient à Paris jusqu’à vendredi. Cependant, la part de la Tunisie et du Maroc se stabilise autour de 14%, après cinq années de repli, à 1,920 milliard d’euros. Pour ces deux pays, finis les grandes séries ou le «basique», sur lesquels la Chine est désormais indétrônable, et place à la création, aux petites séries et à «l’hyper-réactivité». Les performances des pays du Maghreb tiennent avant tout à la géographie: beaucoup plus proches que la Chine des consommateurs européens, ils proposent des coûts et des délais de livraison imbattables. Au Maroc, les jeans sont fabriqués en moins de trois semaines, quand il en faut parfois le double en Chine, explique Karim Tazi, de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement. Cette réactivité permet de répondre aux exigences des grands donneurs d’ordres européens, qui «prévoient en moyenne de passer à 6 ou 8 collections par an», selon l’IFM. Les nouveaux membres de l’UE font désormais figure de perdants: les importations roumaines ou bulgares ont chuté de plus de 23% au premier semestre, selon l’IFM. Bien que très proches des marchés de consommation, ils font les frais de la flambée des coûts. A l’inverse, «les pays du Maghreb ont contenu les salaires», prix à payer pour conserver leurs parts de marché, note Lucien Deveaux, président de l’Union des industries textiles (UIT). Ce partage des tâches peut-il durer? La Chine monte à son tour en gamme, mais elle est aussi rattrapée par l’augmentation des coûts, et pourrait pâtir à terme des inquiétudes sur la sécurité de ses produits.Synthèse L’Economiste

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