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Entreprises

Industrie pharmaceutique : Les Espagnols tentent une percée

Par L'Economiste | Edition N°:83 Le 10/06/1993 | Partager

Une société mixte maroco-espagnole a été créée. Une unité industrielle s'ajoute, hors des liens tissés par les grandes multinationales.

Les Espagnols tentent une nouvelle percée industrielle sur un secteur très particulier, avec une certaine audace.

Le marché pharmaceutique est déjà structuré avec une vingtaine de laboratoires, la plupart alliés, par le capital ou les brevets, à des grandes multinationales françaises, allemandes, américaines. C'est un groupe espagnol, petit et provincial, qui crée une entreprise, en association avec des Marocains des installations industrielles sont prévues.

La société mixte Iberma vient d'être créée. L'ASAC(1) , groupement d'intérêt économique de 5 laboratoires, basé à Alicante s'y est associé avec quelques pharmaciens marocains, dont M. Abdellah Lahlou, déjà présent à Afric Phar.

La construction d'une usine à Had Soualem (province de Settat) sera entamée cet été. Cette unité devrait être rapidement opérationnelle en 8-12 mois.

Il a fallu deux ans de gestation pour monter un projet très européen.

Outre la partie marocaine (Afric Phar et Abdellah Lahlou) et les entreprises du groupe ASAC, le Cofidès intervient pour 35% du capital.

C'est un organisme espagnol qui agit comme un fonds de développement, à l'instar de Proparco, en France... Cofidès se refinance, auprès du CIP, un programme de la CEE, à hauteur de 70% de sa participation. La partie espagnole a donc joué la chaîne européenne pour le montage financier. Le capital constitué est de 7 millions de Dirhams. Suivront, pour complément, 34 millions de Pesetas, en crédits espagnols à l'exportation, pour aider à l'acquisition de machines ibères. La CEE allongera, par ailleurs, 35.000 Ecus, par un prêt sur 5 ans, sans intérêts, pour un Plan Ressources Humaines. Techniciens et cadres de la jeune société iront se former à Alicante. Des experts viendront les encadrer, jusqu'à ce qu'ils deviennent opérationnels.

Les financements locaux n'ont donc pas été nécessaires au départ. Au total, l'investissement avoisinera les 11 millions de Dirhams. Le terrain de 3.500m2 (il y en aura 6.000m2 couverts) absorbera 1,2 million de Dirhams. Des constructions autour de 3,5 millions et les machines tout autant. Le reste ira au financement des stocks. Dans un premier temps des équipements installés serviront au Formes Sèches (comprimés), Liquides (sirops) et Pâteuses (pommade).

Une quinzaine de produits sont prévus au lancement. Plus tard, l'évolution se fera vers les formes injectables et Lyophilisées. L'usine emploiera l00 à 120 personnes dans un premier temps, 200 à 300 à l'horizon 3-4 ans.

Le projet est particulier par son origine. Il étonne aussi car il se greffe dans un secteur pharmaceutique où les ventes stagnent et les sur-capacités sont fréquentes. Il n'y a pas de marché attractif évident, surtout que les prix restent réglementés. La seul perspective favorable est la généralisation de l'assurance-maladie dont la mouture finale tarde à voir le jour. Quoi qu'il en soit, M. Quintanilla président de I'ASAC, croit dans le développement des niches, laissées vides par des multinationales portées sur les grandes séries. Les entreprises du groupe qui emploient 90 personnes en fabrication et 300 commerciaux, se sont spécialisées dans les vaccins, les anti-allergiques, la dermatologie... Mais le groupe ASAC mise sur le médicament à base de plantes médicinales, qui constitue 30 à 40% des consommations allemande et suédoise. Il prévoit que les thérapies écologiques se diffusent en Europe. ASAC s'est allié à des universités pour la recherche (5% de son C.A.) en Espagne et chez les lointains cousins d'Amérique latine. Les thérapies des populations locales sont récupérées après analyses et validation scientifiques. Puis, la culture des plantes médicinales leur est confiée, dans le cadre de programmes visant à la substitution des drogues.

Iberma, la composante marocaine, pourrait, à terme, participer aux programmes de recherche sur les extraits de plantes médicinales.

Sur un autre débat, qui agite I industrie pharmaceutique, les génériques, M . Quintanilla reste circonspect. Les génériques des médicaments sont basés sur des formules tombées dans le domaine public, après extinction de brevets.

N'en payant pas de redevance, ils sont moins chers. Ce qui constitue un argument de poids surtout pour les pays à faible pouvoir d'achat.

L'Allemagne et la Grande-Bretagne s'orientent vers le générique, la France résiste et l'Espagne observe encore, attendant une attitude européenne commune .

K.B.

ASAC Pharmaceutical International, qui réalise 1,2 milliard de Pesetas de CA, regroupe les laboratoires Centrum, Abacan, Smaller. Atache, I.P.I

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