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    Industrie du poisson: La moitié du chiffre d'affaires réalisé dans la congélation

    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Les conserveurs sont au nombre de 37, dont seulement 32 aujourd'hui opérationnels
    · La qualité est le principal handicap pour la semi-conserve
    · Un marché local porteur pour la farine et l'huile de poisson



    Conserve, semi-conserve, farine et huile de poisson, conditionnement à l'état frais, traitement des algues marines... Aujourd'hui, les segments de la filière de transformation de poisson contribuent à hauteur de 15% des exportations totales.
    Filière stratégique, l'industrie de transformation de poisson génère plus de 7 milliards de DH de chiffre d'affaires avec seulement 250 établissements.
    · La conserve de poisson: C'est la branche la plus importante de l'industrie de transformation des produits de la pêche, compte tenu du nombre d'unités de traitement, de la main-d'oeuvre employée et du chiffre d'affaires qu'elle réalise, tant sur le marché local qu'à l'export. De 54, le nombre d'unités est passé à 37 actuellement, dont seulement 32 sont opérationnelles. Réparties sur l'ensemble du littoral marocain de Nador à Laâyoune, elles sont concentrées particulièrement à Safi (14) et à Agadir (15).
    Calculée sur la base de 200 jours de travail par an, la capacité de traitement de ces unités est de 1.500 à 1.600 tonnes de poisson par jour, soit 300.000 à 320.000 tonnes par an. Les conserveurs déplorent toujours le manque de maîtrise de l'approvisionnement. Et pour preuve, le tonnage traité en 1997 (141.161 tonnes) n'a pas dépassé 50% de leur capacité de production.
    · La congélation à terre
    Ce sont 58 unités, implantées essentiellement à Agadir, Casablanca et Dakhla, qui assurent la congélation à terre. Les espèces traitées sont quasi exclusivement constituées par les poissons blancs et les céphalopodes. Un bon chiffre d'affaires est toutefois enregistré par cette branche d'activité, notamment en destination d'Asie. Il s'est établi en 1997 à 3,6 milliards de DH. Explication: le poulpe, le calamar et la seiche sont une valeur sûre auprès des clients japonais.
    · Le conditionnement et l'exportation du poisson frais
    Sur les 70 unités qui composent ce segment, seulement 20 sont aujourd'hui opérationnelles. En revanche, les ateliers de mareyage sont au nombre de 160 concentrés à Casablanca, Nador, El Jadida, Agadir,Safi et Tanger.
    Là aussi, cette activité est fortement rémunératrice: plus de 890 millions de DH de CA en 1997.
    · La farine et l'huile de poisson
    Le CA à l'export de ce segment est moins élevé que les autres. Il a réalisé 37 millions de DH en 1997. Le marché local est en revanche plus important avec 350 millions de DH de CA durant la même année. Les 28 unités composant cette industrie sont concentrées à Safi, Essouira, Agadir, Laâyoune et Tan-Tan.


    La semi-conserve


    Le segment de la semi-conserve n'est pas suffisamment exploité. A l'origine, la haute technicité qu'exigent les opérations de salaison des anchois. Quant aux unités de valorisation, elles sont au nombre de 15 effectuant des opérations de filetage et de conditionnement.
    Pas de problème d'approvisionnement en revanche pour les entreprises de ce segment, puisqu'une bonne partie de leur future production est systématiquement stockée à l'avance (salaison). Côté exportations, elles ont connu une évolution soutenue de l'ordre de 7% entre 1992 et 1997. La consommation locale, quant à elle, est insignifiante. Reste que la qualité est le principal problème pour la semi-conserve. La pêche dans la côte atlantique qui approvisionne les entreprises du secteur en 80% des apports d'anchois, ne respecte pas rigoureusement les techniques de stockage sous glace.

    Hassan BOUCHACHIA

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