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Economie

Industrie du disque
Le Net, handicap ou alternative?

Par L'Economiste | Edition N°:2302 Le 21/06/2006 | Partager

Quelles perspectives pour l’industrie du disque au Maroc? Maurice El Baz, DG et artistique de FTG-Records, sa maison de disque marocaine, nous fait part de son expérience. Créée en 1999, elle est à l’origine de Hafla, une tournée annuelle composée d’une vingtaine de dates permettant à des jeunes groupes marocains de se produire. Malgré les handicaps qui liment le secteur (piratage…), le DG de FTG-Records est optimiste. Pour lui, le Net est une opportunité à saisir pour faire connaître nos artistes. De plus, la libéralisation du secteur de l’audiovisuel va donner à son tour un coup de fouet à la production musicale. Là où les choses se gâtent, c’est lorsqu’il s’agit d’appliquer les lois. Un grand effort reste à faire. Le jeu en vaut la chandelle: «le développement du potentiel humain se fait aussi par la culture», argumente El Baz. . L’Economiste: La production musicale marocaine est-elle viable commercialement? - Maurice El Baz: La musique en tant que produit est un enjeu économique stratégique. Il prend de l’ampleur en se dématérialisant à travers le Net. En un an, Apple a vendu un milliard de chansons pour un euro chacune. Il y a possibilité de vendre la production musicale à partir de notre pays. Ce qui n’était pas possible, il y a quelques années. Un exemple concret: une chanson de Najat Atabou vient d’être reprise par le groupe d’Electro Chemical Brothers. D’un point de vue économique, notre musique est tout à fait exportable. Actuellement, l’industrie musicale se métamorphose. Quelque chose de nouveau se construit doucement mais sûrement. Notre marché est porteur. Il faut faire vite tant qu’il n’y a pas encore de concurrence chinoise.. Vous semblez très optimiste…- Actuellement la scène marocaine est en pleine ébullition. Des groupes de fusion, de hip-hop, de rock… émergent. Parallèlement, le paysage audiovisuel se libéralise. Alors qu’auparavant il y avait un monopole étatique. Cette mutation engendrera naturellement une concurrence. Celle-ci est basée sur des notions comme l’audimat. Mais pour faire de l’audimat, il faut des productions de qualité notamment musicales. C’est un marché qui commence à prendre forme. Il me semble qu’il va promouvoir tous les métiers de la musique. C’est pourquoi FTG-Records mise sur les talents marocains, mais pas par «chauvinisme». Le jour où l’on aura une chaîne dédiée à la musique, les artistes marocains pourront s’imposer. Et par là même, notre industrie musicale. Ce qui est le cas en Egypte et au Liban. Les radios vont stimuler le marché publicitaire. Le rapport du contenant/contenu va forcément changer. . Avez-vous l’impression qu’il existe une volonté politique de protéger juridiquement les maisons de disques?- L’industrie musicale au Maroc a été marginalisée. Aujourd’hui, les lois existent. Mais sont-elles appliquées? Toute la question est là. Je pense évidemment au piratage. Le Bureau marocain des droits d’auteur (BMDA) essaye de faire ce qu’il peut avec les moyens qu’il a. Mais il n’y a pas vraiment de résultats exceptionnels. Toutefois le changement notable, c’est qu’il y a une volonté de promouvoir la musique. On voit apparaître des festivals, des animations culturelles… Auparavant cette vision n’existait pas. Le développement du potentiel humain se fait aussi par la culture. Il y a un frémissement de ce côté-là. C’est certain. Les artistes marocains commencent à se faire entendre.


Ipod et ADSL, les boosters

Il semble clair qu’aujourd’hui une nouvelle vague déferle sur le commerce électronique. L’ipod et l’Internet à haut débit y sont pour beaucoup. Un marché énorme prend forme. Le Maroc ne devrait-il pas se mettre à jour pour avoir sa part du gâteau? Le marché légal de la musique en ligne est en plein essor. Selon le rapport de 2006, publié en janvier, sur la musique en ligne de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), «400 millions d’enregistrements ont été téléchargés en 2005. C’est 20 fois plus qu’en 2003». Les chiffres ne prennent pas en compte le marché de la musique distribuée via téléphonie mobile. En 2005, ces deux canaux de distributions ont généré mondialement, pour la 1re fois, un milliard de dollars pour l’industrie de musique. L’IFPI prévoit une hausse significative en 2006. D’autres valeurs sous-jacentes sont engendrées par la musique numérique. L’année dernière, 60 millions de lecteurs portables ont été achetés. Les internautes ont payé 75 milliards de dollars pour souscrire au Net et 50 milliards pour les services de données mobiles. Propos recueillis par Faiçal FAQUIHI

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