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Economie

Industrie des produits de la mer
La Fenip plaide le dossier de la pêche côtière

Par L'Economiste | Edition N°:2664 Le 03/12/2007 | Partager

. Problème n° 1, l’approvisionnement en matière premièreC’est aujourd’hui lundi que le périple de concertation devrait être entamé entre la tutelle et les professionnels de la filière de transformation et de valorisation des produits de la mer. Aziz Akhannouch recevra dans un premier temps les membres du bureau de la Fenip (Fédération des industries de transformation et de valorisation des produits de la mer) avant d’approfondir les consultations avec les associations sectorielles. L’objectif affiché par la tutelle ? Etablir un diagnostic des flottes côtière et artisanale et convenir des axes d’un programme définitif de mise à niveau des deux segments (www.leconomiste.com). Pour les professionnels, la problématique se résume en un seul mot: l’approvisionnement en matière première. «En termes de quantités et de qualité des produits», est-il précisé. Et pour cause! L’ampleur des enjeux au triple niveau de l’emploi, de la sauvegarde des parts de marché et des activités économiques induites. Pour rappel les projets de plans d’aménagement des pêcheries priorisent l’accès à la ressource pour quatre filières selon des critères de valorisation bien définis. Il s’agit, par ordre d’importance, des conserveries agréées à l’exportation, des projets intégrés (unité de transformation/bateaux de pêche), la farine à haute teneur protéinique et les produits finement élaborés ainsi que les grands projets relevant de la congélation. Pour toutes ces filières, des cahiers des charges sont fin prêts depuis belle lurette. Si bien que leur mise en œuvre, plusieurs fois différée, était attendue avant la fin de l’année. Seulement, des divergences opposent les parties prenantes. Au demeurant censées être des partenaires. Le prix du poisson industriel soulevé par les uns, la qualité du produit, avancée par les autres. Mais au-delà, les enjeux sont énormes et les intérêts aussi. Ils résultent de l’évolution diversement accomplie selon les acteurs de la filière.Si l’industrie de valorisation a réalisé d’importantes avancées en opérant sa modernisation dès les années 1980, l’amont et notamment la flotte côtière, a peu évolué. Certes, elle compte aujourd’hui quelques unités de pêche à la pointe du progrès mais, de manière globale, la capacité et les équipements dont elle dispose ne permettent pas encore d’accompagner l’industrie. Prise dans son ensemble, «cette flotte serait en décalage d’un demi-siècle par rapport à l’industrie», estime un conserveur. C’est que le poisson s’éloigne de plus en plus de la côte tout comme il émigre vers les grands fonds. Pourtant, un plan de modernisation a été lancé voici dix ans mais sans résultats. Plus grave encore, le secteur des conserves poissons dont le développement a été fulgurant ces cinq dernières années, tourne depuis six mois au ralenti. Le manque à gagner à fin octobre s’est chiffré à 400 millions de DH en comparaison avec la même période de 2006. Et ce n’est que grâce à un quota d’affrètement portant sur 50.000 tonnes que les dégâts ont pu être limités à ce niveau. Maintenant, la donne semble avoir changé. Et les conserveurs entendent d’abord plaider le dossier des pêcheurs. Pour qu’à terme un «plan émergence» soit appliqué à l’ensemble de la filière.


Le manque à gagner

De 2,2 milliards de DH en 2004/2005, le chiffre d’affaires à l’exportation réalisé par le secteur de la conserve de poisson est passé à 2,9 la campagne suivante et à 3,7 milliards de DH lors de la saison 2006/2007. A noter que la campagne démarre le 1er juin et se termine le 30 du même mois de l’année d’après. Ce chiffre d’affaires peut être doublé si l’industrie reçoit un approvisionnement de 600.000 tonnes pour faire tourner sa capacité pendant 250 jours de production.A. G.

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