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Economie

Industrie cinématographique
Une production modeste qui arrive à s’imposer

Par L'Economiste | Edition N°:2475 Le 01/03/2007 | Partager

. Les réalisateurs marocains à la tête du box-office. Mais Bombay et Hollywood s’accaparent le marché. L’exception culturelle en question L’industrie cinématographique marocaine se cherche encore. Mais les réalisateurs nationaux parviennent à se faire une place… au box-office. Le millésime 2006 semble relativement satisfaisant. Les dernières statistiques livrées par le Centre cinématographique marocain (CCM) le confirment. Les chiffres sont provisoires mais récents. Ils datent du 15 février 2007. «Il faut attendre la réception des déclarations de recettes manquantes», précise le chef de la division exploitation au CCM, Kamal Mghazli. Ils permettent donc d’avoir une première lecture. La production nationale a tiré son épingle du jeu. Les quatres premières places du box-office sont revenues à des réalisateurs marocains. «Marock», le film courageux de Leïla Marrakchi, est sur la plus haute marche du podium. Le tapage médiatique qui a accompagné son lancement y est pour beaucoup. Ce long-métrage s’est au moins distingué par la pertinence de son sujet. «Abdou chez les Almohades», de Saïd Nassiri, est en seconde position. Il retrace les fastes d’une épopée. L’engouement du public pour les productions à thème historique n’est plus à démontrer. Les séries «ramadanesques» syriennes le confirment. La médaille de bronze revient au sublime «La symphonie marocaine». Une œuvre magistrale dans la filmographie de Kamal Kamal. La mise en scène et les personnages rappellent l’univers déglingué d’Emir Kusturisca. «Les ailes brisées», d’Abdelmjid Rchich, à la 4e place, dépeint «notre déperdition sociale», explique son confrère Fouad Souiba. Le film aux préoccupations sociales pose implicitement la question identitaire. Deux productions étrangères viennent en 5e et 6e positions (voir info). Il s’agit de «Davinci Code» et «MI III». Le charme hollywoodien des deux Tom (Cruise et Hanks) a-t-il peiné à séduire les 3,5 millions de cinéphiles? Relativisons. Les mastodontes américains et indiens s’imposent tout de même (voir info). Le box-office par nationalité démontre qu’elles occupent les deux premières places. Ils s’accaparent respectivement 36% et 32% du nombre des entrées de l’ensemble du parc. Le cinéma marocain arrive tout de même à sauver la mise (3e position). Tout à son honneur… artistique. Avec à peine une trentaine de réalisations, ce qui est déjà pas mal, la production nationale arrache près de 15% du marché. On devance les Egyptiens. C’est une performance en soi. Comme quoi, faire du 7e art relève du militantisme ! Le millésime 2006 est celui de «la continuité du point de vue quantitatif», souligne le chef de la division promotion et coopération du CCM Mohamed Bakrim. Par rapport à 2005, «il n’y a pas eu autant de sorties pour les films marocains; cette année s’annonce assez riche», poursuit-il. Le nombre de visas de tournages accordés, en 2006 par le CCM, sont assez éloquents. Douze longs-métrages seulement en ont bénéficié. Le clip (233 visas), le spot publicitaire (188), le court-métrage (125), le reportage (92) et le documentaire (51) ont eu apparemment le vent en poupe. Ces deux derniers genres sont devenus très prisés. Le succès du documentaire «Blues des shikhates», d’Ali Safi, laisse présager un boom. Un public friand de ce genre de production est à conquérir. Les cahiers des charge de la libéralisation audiovisuelle vont certainement amplifier la tendance. Au-delà de ces performances, des problèmes persistent (voir p.13). Les pouvoirs publics devraient coupler la logique du financement à celle de la promotion de la cinéphilie. Les Marocains devraient se réconcilier avec leurs salles de cinéma. C’est une question de souveraineté cinématographique, d’exception culturelle… Les causes ne manquent pas. C’est une question de civisme artistique surtout. A côté des grandes productions, le cinéma d’auteur a le droit d’exister aussi. La propagation des multiplexes ne devrait pas tuer les salles de quartiers. Les grandes industries cinématographiques ne doivent pas étouffer les petites. Car, au final, c’est la diversité qui est en jeu. Dis-moi quel film tu regardes, je te dirais qui tu es. Faiçal FAQUIHI

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