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Affaires

Indigents, vous devez payez quand même!

Par L'Economiste | Edition N°:1743 Le 08/04/2004 | Partager

. Les procédures pour la prise en charge des personnes démunies ne sont pas bien définies. Et les délais d'attente pour un rendez-vous peuvent atteindre 12 semaines IL est 9 heures et quelques minutes. Une femme vêtue d'un djellaba usé, essaye avec peine d'accéder au 3e étage du grand bâtiment du centre hospitalier Ibnou Sina. Sur son dos, elle porte une femme souffrante, munie de pipettes médicales. Où sont passés les brancards? On l'ignore. Un peu plus loin, deux hommes descendent d'une voiture garée à quelques mètres du portail. Le premier sort un fauteuil roulant, tandis que le deuxième porte dans ses bras un vieillard, venu pour une consultation. Faut-il toujours jeter la pierre aux ressources financières, insuffisantes au regard des responsables du centre? Selon l'audit, “le centre a réussi à mettre en place des mesures permettant d'augmenter ses recettes. Et pour faire face aux contraintes financières, la direction du centre a décidé de faire payer aux indigents 400 DH pour un scanner. “Le payement est exigé même pour les examens les plus urgents”, nous dit un médecin du centre. Le Premier ministre a dû intervenir pour mettre fin à cette mesure. Les certificats d'indigence sont-ils responsables de la dégradation de la situation? Si les soins des patients indigents représentent 47% du total facturé, d'autres facteurs contribuent à rendre la situation plus chaotique. L'audit a relevé qu'un “malade en mesure de payer ses frais peut être classé parmi les indigents”. Les soins prodigués aux malades et servant de base pour la facturation peuvent ne pas figurer sur la fiche des prestations. De plus, “un malade peut être admis mais non facturé ou admis dans des unités coûteuses et être facturé au tarif de la chambre normale”. Les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous peuvent aller d'une semaine, dans le meilleur des cas, à 12 semaines (cardiologie, urologie, fibroscopie bronchique relevant de l'hôpital My Youssef). L'audit a mis le doigt sur les dysfonctionnements du centre. Rappelons que cet audit n'est pas le premier du genre. D'autres ont été effectués en 1995 et 1999, mais les résultats n'ont jamais été divulgués et les recommandations jamais appliquées.


Recherche scientifique

OUTRE sa mission d'hôpital, le CHIS est un établissement universitaire où les recherches scientifiques doivent être effectuées. Cependant, “la mission recherche est insuffisamment couverte”, note l'audit. A l'exception de quelques recherches épidémiologiques, les moyens adéquats ne sont pas mis en place et les ressources humaines ne sont pas motivées dans ce sens. A l'instar de l'administration, “ le personnel a tendance à exprimer un sentiment de découragement et de passivité à cet égard”, conclut-on.Amal BABA ALI

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