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INDH: Harouchi fait sensation devant les centraliens

Par L'Economiste | Edition N°:2122 Le 04/10/2005 | Partager

. “L’Etat est un mauvais prestataire de services de santé et de l’éducation”. Des indices de développement humain seront établis périodiquementInvité vendredi dernier à la rencontre mensuelle des centraliens du Maroc, le Pr Abderrahmane Harouchi, ministre du Développement social, a fait forte impression. Il a tellement bien vendu l’INDH à ses interlocuteurs qu’il a obtenu de ces derniers un engagement immédiat de se “mettre à disposition de ce programme d’intérêt national”. Au nom de ses camarades, Saïd Ibrahimi, patron de la Trésorerie Générale et président de l’Association des centraliens du Maroc, a promis de connecter les centraliens au réseau des compétences que le ministère du Développement social est en train de constituer pour accompagner les programmes de l’INDH sur le terrain. La mobilisation autour de l’INDH va bien au-delà des espérances, lâche le ministre du Développement social. Harouchi, qui venait la veille (jeudi 29 septembre) de l’Oriental pour le lancement des projets INDH, se félicite de l’effet de levier et l’engouement autour de ce programme. Sur les 80 millions de dirhams qu’ont nécessité les opérations lancées dans la région, près de 8 millions sont sortis du budget INDH. Le reste est venu des partenaires et des entreprises, se félicite le ministre.Avec beaucoup de pédagogie, Harouchi a dévoilé dans le moindre détail, le contenu et le pilotage de l’Initiative nationale pour le développement humain à un auditoire dont la majorité semblait ne pas être au courant de ce qu’il y avait derrière ce concept. D’emblée, le ministre précisa qu’il s’agit d’un engagement durable et non d’un colmatage des brèches comme cela se faisait jadis dans des politiques sectorielles. Dans le fond et dans la forme, l’INDH marque une rupture, lance le Pr Harouchi à l’assistance. La pauvreté? Tout le monde savait qu’elle existait et l’on essayait tant bien que mal, par des actions souvent désordonnées et sans coordination, d’y faire face. Ce qui est nouveau, c’est que le Maroc considère dorénavant que la pauvreté absolue, et pas seulement celle qui est appréhendée sous forme monétaire, est inacceptable. L’objectif est d’éradiquer les poches de pauvreté absolue qui sont aussi des foyers potentiels de déstabilisation de la société.Les ressources, jusqu’à plus de la moitié du budget de l’Etat, étaient consacrées au domaine social sans vraiment de gros résultats. La croissance économique n’était pas “sociale”. En fait, trop peu de monde monte dans le train de la croissance. La preuve? Les indicateurs sociaux du Maroc sont parmi les plus faibles des pays émergents: 40% d’analphabétisme, 40‰ de mortalité maternelle, 13,7% des populations vivant sous le seuil de la pauvreté (moins d’un dollar par jour) auxquels il faut ajouter 25% de ceux qui sont aux frontières de la précarité, les vulnérables qui peuvent basculer dans la pauvreté à la moindre difficulté (santé, sécheresse, etc.). Cela fait en gros, quatre personnes sur dix qui peuvent être rangées plus ou moins dans la catégorie des pauvres, selon les critères internationaux.


Aucune coordination
Malgré d’énormes ressources consacrées à l’éducation, le Maroc compte encore deux millions d’enfants non scolarisés ou déscolarisés. Tout cela est un cocktail explosif sur le plan social. C’est ce qui explique le recul du pays dans le classement de l’indice de développement humain du Pnud.“Et c’est surtout le résultat de l’incapacité de mener des politiques inter et multisectorielles”. Un exemple? L’ONE et l’Onep pilote chacun des programmes d’électrification pour le premier et d’adduction d’eau potable à la campagne sans la moindre coordination. L’Education nationale observe sans broncher la montée des enfants déscolarisés dans les quartiers périphériques de Casablanca. Conclusion, lance le Pr Harouchi, “l’Etat est un mauvais prestataire de services de santé et de l’éducation”. Abashi SHAMAMBA
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