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Economie

INDH: Du concret pour 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2092 Le 23/08/2005 | Partager

. Les projets pas encore identifiés. Urgence: Mise à jour de la carte de la pauvreté. La décision remontera de la petite localité à Rabat CE fut une promesse. C’est désormais «une stratégie». L’Initiative Nationale de développement humain (INDH) a un plan d’action. Il faut attendre que tous les ministres reviennent des vacances pour valider le document remis au Souverain samedi dernier. En fait, le plus urgent est l’actualisation de la carte de la pauvreté, élaborée par le département de Lahlimi sur la base du recensement de 2004. C’est ce document qui va servir de base pour l’identification des centres prioritaires. Donc, encore rien de concret. L’exécution effective ne commencera que vers la fin du premier trimestre 2006. Et alors, qu’a fait le gouvernement durant ces trois mois? Une information persistante indiquait qu’il a regroupé l’ensemble des actions sociales déjà existantes. «Ce n’est pas vrai», répond Abderrahim Harouchi, ministre de la Solidarité et du Développement social. Le ministre a précisé à L’Economiste que cette Initiative s’ajoutera aux programmes sociaux déjà existants comme l’électrification rurale, la lutte contre l’analphabétisme, l’emploi…Lesquels programmes nécessitent chaque année 18 milliards de DH. . Quel est le calendrier?L’échéancier de l’application de l’INDH se présentera de la façon suivante: En septembre prochain, commencera l’identification des 360 communes rurales et 250 quartiers urbains les plus pauvres. C’est le programme prioritaire. Et ce sont les provinces et les préfectures qui se chargeront de cette identification. Mais pour cela, il va falloir actualiser la carte de la pauvreté, établie l’année dernière par le Haut-Commissariat au Plan et la Banque mondiale sur la base du recensement de 1994 et des enquêtes sur les ménages de 1998 et 1999. Et cette carte ne sera prête qu’en début septembre. En octobre, dès que les centres les plus pauvres seront identifiés, le gouvernement s’attaquera à l’élaboration de la carte nationale des populations qui vivent dans une situation précaire: mendiants, orphelins…Fin 2005, la préparation des plans d’action commencera au niveau local. Ce n’est qu’au premier trimestre 2006, que les chantiers de l’INDH démarreront concrètement. . Qui élaborera les projets de l’INDH? Il n’y a pas de programmes décidés a priori. La démarche sera décentralisée. Ce sont les provinces et les préfectures qui se chargeront de l’exécution. L’élaboration se fera selon une structure pyramidale. En bas de la pyramide, il y aura des comités locaux composés d’élus, d’ONG et de représentants des centres défavorisés. Ensuite, le plan d’action sera validé par un comité provincial de développement humain qui va allouer les ressources. Après les comités provinciaux, le plan d’action local atterrira chez un comité régional qui va, lui, s’assurer de la convergence de ce qui lui a été soumis avec les autres programmes sociaux existants. Le travail remontera ensuite à Rabat pour être validé par un comité interministériel. Et ce sera la dernière étape. C’est ce comité qui accorde le budget selon un contrat-programme avec chaque province. Malgré ses objectifs de proximité, cette démarche pyramidale reste fortement institutionnalisée, lourde et coûteuse. Faire remonter la proposition pour la faire valider au sommet, c’est un mécanisme de gestion démocratique. Encore faut-il savoir qui, à la base, fera cette proposition? Le gouvernement dit s’inspirer de la démarche participative. Les comités locaux donneront la parole à la population pour recueillir ses besoins. Mais avec qui vont-ils parler, où et comment? Malgré son caractère innovant, cette initiative risque de présenter des difficultés au niveau de la réalisation. A noter que le ministère de la Solidarité a déjà effectué des essais dans ce sens dans certains centres périphériques.. Quels sont les axes? L’INDH couvrira cinq domaines: Un: l’appui à la gouvernance locale en impliquant la population et en renforçant les compétences des élus. Deux: la consolidation des infrastructures et des services sociaux de base: eau, assainissement, éducation et santé. Trois: renforcement du capital humain à travers la lutte contre l’analphabétisme, la promotion des jeunes et la cohésion sociale. Quatre: la réalisation d’activités génératrices de richesse et d’emploi dans l’agro-industrie, l’artisanat et le tourisme avec une dynamisation des microcrédits dans le milieu rural. A noter que cette formule de financement ne couvre que 26% du monde rural. Cinq: la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des populations défavorisées. . Quels sont les actions sociales prioritaires? «Aucune», répond le ministre Harouchi. Ce programme sera fondé sur une approche intégrée. En plus clair, aucun volet social (formation professionnelle, emploi, habitat, analphabétisme…) ne sera privilégié. Cela dépendra des besoins de chaque région qui seront diagnostiqués. M. Lahlimi, on vous attend!. Combien l’INDH va t-elle coûter?Le programme prioritaire qui porte sur 360 communes rurales et 250 quartiers urbains les plus pauvres coûtera 250 millions de DH. Le Fonds Hassan II et les Collectivités locales donneront chacun 100 millions de DH et le Budget général 50 millions. Cet argent proviendra d’un Fonds de Soutien à l’INDH, logé à la Primature. Les ordonnateurs seront les walis et les gouverneurs et non les élus. Ces derniers sont une force de proposition. L’argent, c’est l’Etat qui le distribue. Le chef d’orchestre de l’INDH sera le ministère de l’Intérieur et ses démembrements.Le programme national 2006-2010 nécessitera 10 milliards de DH et il s’ajoutera aux autres programmes sociaux existants. 60% de cette enveloppe sera fournie par le Budget général. Les collectivités locales et la coopération internationale interviendront respectivement à hauteur de 20%.Nadia LAMLILI & Mouna KADIRI

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