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Incidents de Sefrou
Le procès reporté au 15 janvier

Par L'Economiste | Edition N°:2671 Le 12/12/2007 | Partager

. 45 personnes jugées pour des actes de vandalismePremière audience sous haute tension, hier à la Cour d’appel de Fès. En effet, les « casseurs » de Sefrou étaient attendus devant le juge. A l’extérieur, les familles des prévenus étaient mobilisées, réclamant leur libération. En effet, très tôt le matin, celles-ci se sont agglutinées devant le tribunal, avenue Hassan II, brandissant banderoles et photos des détenus. Leur mobilisation est soutenue par les membres de 10 sections de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour éviter tout débordement. A l’intérieur, les avocats de l’accusation et de la défense étaient à cran. Il faut dire que le dossier est très chaud. Seulement trois journalistes de la presse privée ont été autorisés à couvrir le procès. Les 45 prévenus sont accusés d’avoir déclenché «l’intifada» du 23 septembre dernier à Sefrou, à une vingtaine de kilomètres de Fès. Parmi eux, une dizaine de mineurs et deux femmes. Pour rappel, une manifestation contre la vie chère avait dégénéré. Des personnes avaient été blessées et des pillages constatés. Les prévenus, actuellement jugées, doivent répondre de plusieurs chefs d’inculpation: association de malfaiteurs, détérioration de biens publics et de documents administratifs, rassemblement non autorisé, mise à feu d’équipements publics, saccage de bâtiments administratifs… Pour les représentants des associations des droits de l’Homme, les personnes interpellées n’ont rien à faire là. «Elles ont juste exprimé leur mécontentement suite à la flambée des prix», affirme Mohamed Amine, vice-président de l’AMDH. Aussi, la séance a été très houleuse, la défense rappelant les nombreux vices de procédure. L’accusation était, elle, décidée à juger sévèrement les actes de vandalisme générés durant la manifestation du 23 septembre. Et que de fois, le juge a dû utiliser son marteau pour calmer les esprits... Après plusieurs heures de débats, le juge a refusé la liberté provisoire pour les 35 individus majeurs et a reporté la séance au 15 janvier 2008. C’est seulement à l’heure où nous mettions sous presse, que les mineurs allaient être fixés sur leur sort et savoir s’ils pourraient bénéficier de la liberté provisoire.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI     

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