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Incertitudes sur les stocks brésiliens : Café : Les cours exposés à une nouvelle surchauffe

Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

Le Brésil, premier exportateur mondial de café, estime entre 15 et 17 millions de sacs (1 sac = 60kg) sa propre production de la prochaine campagne.

Ce chiffre est de 40% inférieur aux premières prévisions réalisées avant les deux coups de gel de fin juin et début juillet derniers.

Le Département américain de l'Agriculture l'évalue, lui, entre 17 et 20 millions de sacs. Un courtier londonien estime pour sa part que la baisse de production par rapport aux estimations d'avant le gel ne devrait pas dépasser 23%.

La baisse des récoltes ne manquera donc pas d'affecter les exportations brésiliennes en 1994-1995.

Le groupe de recherche londonien Economist Intelligent Unit (EIU) évalue à 15% la baisse que devraient accuser les ventes de ce pays à l'étranger.

Face aux incertitudes liées tant à la production brésilienne qu'à l'état des stocks du pays, les cours restent "extrêmement" volatiles.

Les opérateurs attendent en effet que la société brésilienne de surveillance rende publiques les statistiques relatives à ces stocks, vu que les chiffres qui circulent sont "peu fiables".

Le marché du café pourrait bien repartir à la hausse. Un négociant considère en effet qu'il existe "un potentiel de hausse certain"

Celle-ci pourrait avoir lieu dans le cas notamment d'une sécheresse au Brésil. Le pays n'écarte pas cette éventualité.

Le 24 août, à Londres, le robusta a grimpé de 100 Dollars dans la matinée sur l'échéance novembre, passant à 3.650 Dollars la tonne avant de baisser de 90 Dollars. A New York, la même échéance ouvrait à 196 cents la livre, en recul de 1,60 sur la clôture de la veille.

Depuis le mois de février, les cours du café progressent régulièrement.

Ce nouveau comportement des prix avait été attribué à une baisse de production. La faiblesse des cours lors de la campagne précédente (octobre 1992 à septembre 1993) a poussé les fermiers à se tourner vers d'autres cultures, selon des analystes et courtiers.

L'étroitesse de l'offre devrait entraîner une baisse des réserves dans les pays consommateurs. A la fin de cette saison, ces réserves atteindraient 15,5 millions de sacs. En 1992-1993, elles s'étaient élevées à 22,2 millions de sacs, selon l'EIU.

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