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    Economie

    Impôts locaux: Le projet de réforme bientôt finalisé

    Par L'Economiste | Edition N°:1972 Le 07/03/2005 | Partager

    . Il devra bientôt être présenté par le ministère de l’Intérieur, selon Oualalou. Le budget ne s’appuie pas seulement sur les privatisations . Il y a aussi le tourisme, les recettes des MRE, les impôts…La salle de conférences de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Casablanca (CCISC) a rarement connu une affluence pareille. Fathallah Oualalou, ministre de l’Economie, des Finances et de la Privatisation, invité de la conférence organisée sous le thème “Processus des réformes économiques: bilan et perspectives” par la CICSC, ne s’en est pas mal sorti. Utilisant un langage proche de l’assistance, composée principalement de patrons de PME/PMI, il a réussi, dès le début, à calmer les plus récalcitrants. Et c’est Abdelhakim Kammou, président de la CCISC, qui a ouvert le bal présentant une série de requêtes à l’argentier du royaume. Les obstacles et difficultés auxquels sont confrontés les intervenants économiques de la capitale économique ont été passés au crible. A commencer par le secteur commercial qui doit faire face et à des difficultés d’ordre organisationnel et financier et à la concurrence déloyale de l’informel. Les opérateurs réclament ainsi une suppression de la majoration du retard de paiement des impôts, la facilité de paiement et l’uniformisation des impôts en une seule ainsi que l’élargissement de l’assiette fiscale.Selon lui, le processus de mise à niveau de l’activité commerciale implique une réflexion pour la mise en place d’un accord national entre les professionnels du secteur, les Chambres de commerce et les banques. Objectif: permettre aux commerçants d’accéder aux lignes de financement dans des conditions attractives. “Il est normal que les banques, étroitement contrôlées par Bank Al-Magrhib, soient un peu plus récalcitrantes à octroyer des crédits”, explique Oualalou. Ajoutant que les entreprises doivent également y mettre du leur et s’adapter. “Il est temps que l’entreprise s’affranchisse de la tutelle de l’Etat et prenne ses propres responsabilités”. Pour ce qui est du domaine fiscal, Oualalou, a abordé la restructuration du régime, soulignant à cet égard qu’une réflexion sur l’élargissement de l’assiette fiscale fait son chemin, et qu’un projet de “réforme des impôts locaux sera bientôt finalisé et présenté par le ministère de l’Intérieur”.Le ministre mettra également en avant sa vision du “Maroc en marche”: équilibres budgétaires en amélioration, avoirs étrangers importants, réformes, infrastructures, privatisations en chaîne, élargissement de l’assiette fiscale, fonds de soutien et bien d’autres “nouveautés de la loi de Finances 2005”. Conforté en cela par les “récents encouragements des institutions étrangères, Banque mondiale et autre Fonds monétaire international”. Faisant allusion aux critiques qui fusent de toutes parts quant aux privatisations, le ministre expliquera que le budget ne s’appuie que sur 50% des recettes de privatisation. “Il y a d’autres sources aussi importantes que les transferts MRE, élément devenu structurel, les ressources fiscales dans le cadre de l’élargissement de l’assiette, même si des résistances sont rencontrées, ou les recettes touristiques qui se développent bien à la faveur de la politique touristique”.Les Finances, notera le ministre, s’efforcent parallèlement de compresser les dépenses de fonctionnement de l’administration, d’imposer la réalisation d’objectifs aux établissements publics et d’améliorer l’endettement de l’Etat. Des réformes sont engagées et des projets lancés pour restructurer des secteurs et assainir le climat des affaires. Pourvu que cela améliore le quotidien.Le président de la CCISC n’a pas manqué de rappeler les craintes suscitées chez les assureurs par les nouvelles réformes. Par ailleurs, l’enquête McKinsey sur le secteur industriel continue de susciter autant de remous. Les opérateurs économiques réclament que le gouvernement associe les chambres de commerce et autre que les associations professionnelles à cette étude. Oualalou a tenu à souligner que le gouvernement est en phase de mettre en place une série d’instruments nécessaires à la réforme de cette activité, dans le cadre d’un plan d’action gouvernemental très large, destiné à accompagner tous les secteurs productifs. Et ce, afin de renforcer leur compétitivité, assurer leur pérennité et par conséquent réduire le coût de production. La réforme des Chambres de commerce, attendue depuis longtemps par les opérateurs, figure également sur l’agenda du gouvernement puisque l’Etat est déterminé d’en faire des institutions représentatives «fortes, dynamiques, interlocutrices crédibles, capables de défendre les villes et d’attirer des investissements», souligne Oualalou. F. T.

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