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    Economie

    Importations: L'AMIP exige le visa sanitaire

    Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

    L'AMIP appelle à la poursuite de la politique de réduction du prix du médicament, à condition de mettre en place des garde-fous de manière à préserver l'industrie locale. L'Association demande la mise en place de visas sanitaires pour les médicaments importés.


    «Des efforts ont été entrepris. Il faut que cette dynamique de baisse des prix se poursuive», souligne M. Jawad Cheikh Lahlou. Le président de l'Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique (AMIP) fait allusion aux récentes dispositions introduites par la Loi de Finances 1997/98 et consistant en la réduction de droits de douanes pour certaines catégories de médicaments importés. Accueillies favorablement par les industriels, quoiqu'elles soient timides, ces mesures vont dans le prolongement de la politique des prix bas revendiquée par le marché au cours de ces dernières années. Pour l'AMIP, il existe toutefois des contraintes au-dessous desquelles toute concession sur les prix ne peut se faire qu'aux dépens de la pérennité de l'industrie locale. «Il ne faut pas hésiter à des réajustements de prix quand la conjoncture le justifie», estiment les membres de l'AMIP.
    Pas de concessions pour les médicaments importés non plus, estiment les industriels. Leurs prix doivent être alignés sur ceux des produits fabriqués localement. Pas de craintes: le consommateur ne risque pas d'être pénalisé. Le différentiel des prix est tellement important que, s'agissant de médicaments identiques, tout produit importé a peu de chances d'être moins cher que celui fabriqué localement, est-il indiqué. L'on signale même que, pour des spécialités fabriquées sur place, le résultat d'exploitation est inférieur à celui des sociétés étrangères.

    Explications: une industrialisation croissante, qui permet des économies d'échelle, alliée à une bonne maîtrise des coûts de production. Le secteur compte actuellement près de 27 laboratoires fabricants. L'obligation de fabrication avait d'ailleurs suscité des remous chez les opérateurs. Quelques laboratoires ne disposant pas encore de leurs unités de fabrication avait qualifié cette disposition d'antilibérale. Les résistances semblent s'être estompées. En tout cas, l'AMIP n'a pas l'intention d'accorder de concessions sur ce dossier. «Nous ferons en sorte que tout produit pouvant ou devant être fabriqué localement le soit réellement», ajoutent les industriels.
    Les doléances de l'AMIP en ce qui concerne le médicament importé ne portent pas que sur le prix. Les industriels ont également demandé la mise en place de visas sanitaires pour ces produits.
    Le projet déposé auprès du gouvernement est toujours en instance. «Ce n'est pas une substitution au certificat d'importation, ni une mesure protectionniste», est-il indiqué. Le projet est qualifié de mesure sanitaire de sécurité. Surtout que le produit fabriqué localement subit des mesures de contrôle «draconiennes». Certes, c'est aussi le cas du médicaments importé. Les industriels craignent néanmoins que l'ouverture des frontières ne provoque un déferlement de médicaments dont l'origine ne serait pas bien connue.

    Capital des laboratoires: La libéralisation
    accuse du retard

    Les industriels s'inquiètent du retard qu'accumule le projet de libéralisation du capital des sociétés pharmaceutiques. L'AMIP avait demandé l'abrogation de l'art 9 du dahir de 1960. Selon cet article, 51% du capital doit être détenu par des pharmaciens. Jusqu'à présent, de nombreuses firmes, qui ont eu à s'installer pour la première fois au Maroc ou à procéder à des augmentations de capital, n'ont pu déjouer une telle disposition qu'à travers le phénomène de portage. Les pharmaciens d'officine avaient craint les conséquences d'une telle déréglementation. Pour l'AMIP, la libéralisation du capital des sociétés pharmaceutiques ne remet nullement en cause les prérogatives du pharmacien, puisqu'il est question de renforcer ses responsabilités dans le domaine de la qualité du médicament. Au contraire, la concrétisation du projet pourrait, selon eux, promouvoir les investissements et «permettre aux laboratoires de s'introduire en bourse».

    Mohamed BENABID

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