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Importations de céréales: La facture s’alourdit

Par L'Economiste | Edition N°:2601 Le 03/09/2007 | Partager

. Hausse de 80% à fin juilletLes importations de céréales continuent. Au 22 août, le Maroc a réceptionné 5 millions de quintaux de blé tendre, 1 million de blé dur et 1,4 million d’orge, selon l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL). Pour rappel, près de 60 millions de quintaux devaient être acheminés de l’étranger pour couvrir les besoins du marché jusqu’en mai 2008 (cf. www.leconomiste.com).Les quantités en cours de réception sont respectivement de 1,7 million de quintaux pour le blé tendre, 635.000 pour le blé dur et 402.000 pour l’orge. 69% des arrivages de céréales ont transité par le port de Casablanca. Pour ces denrées essentielles, l’origine est variée: 40% du blé tendre provient de France et 51% du blé dur du Canada. Pour l’orge, 56% des importations sont de France. Concernant les coûts, «ils sont de plus en plus pesants», s’indigne un minotier. Un quintal de blé tendre français, rendu port de Casablanca, revient à 369,62 DH hors contingent. Il ne coûtera que 349,56 DH dans le cadre de l’accord avec l’UE. Déjà sur les 7 premiers mois de l’année, la facture du blé s’est alourdie de 66% à plus de 3,1 milliards de DH, selon l’Office des changes. Le prix moyen de la tonne importée s’étant envolé à 2.088 DH contre 1.553 pour la même période en 2006. En comptant l’orge et le maïs, les importations sont en hausse de 80,1% à 5,64 milliards de DH.Il faut dire que les importations font les frais de la flambée sur le marché international. A Rouen par exemple, cotation de référence du marché français, la tonne de blé valait 260 euros en qualité standard et 268 en qualité supérieure, contre respectivement 250 et 258 euros la veille. Le changement climatique, la crise boursière et la concurrence des biocarburants ont provoqué une spirale pour les cours du blé. Depuis le début de l’année, les cours ont augmenté de près de 50%. . Grand exportateurLes experts mondiaux comptaient sur l’Australie et l’Argentine, principaux exportateurs de blé pour faire baisser les prix. Cependant, l’Australie s’attend à une baisse de sa production de plus de 20 millions de tonnes. La tension internationale est encore aggravée par la présence sur le marché de gros acheteurs comme l’Inde, à la recherche d’importants volumes de blé pour reconstituer ses stocks. Il semblerait même que les Etats-Unis, grand exportateur de céréales, leur aient proposé 530.000 tonnes. New Delhi a refusé l’offre car insuffisante. Cela n’a pas empêché pour autant les Américains de réaliser 56,6% de leurs objectifs annuels de ventes contre 37,1% l’an passé à la même époque. Il faudra cependant faire attention au panier de la ménagère, que la hausse n’atteigne pas des niveaux élevés comme en Allemagne où le prix du pain devrait augmenter de 5% et celui des viennoiseries jusqu’à 20%.Rappelons que le Maroc ne pouvait échapper aux importations de céréales vu que la campagne s’est avérée désastreuse. Le manque de pluie a été tel que la production a enregistré une chute de près de 77%. Ainsi, et après les 88,6 millions de quintaux produits pour la campagne 2005/2006 (blé tendre, blé dur et orge), le score est passé à 20,4 millions cette année.Durant la troisième semaine du mois d’août, 97.000 quintaux de céréales ont été collectés. Ils sont composés presque exclusivement de blé tendre. Ainsi, le cumul de la collecte s’établit à près de 3,4 millions de quintaux. Il est à signaler que ce volume est en diminution de près de 75% par rapport à la moyenne quinquennale et de 82% par rapport à la précédente campagne.Concernant les prix, les hausses sont plus ou moins importantes selon les chiffres de l’Onicl. En effet, les prix moyens d’achat du blé tendre par les organismes de collecte étaient fortement soutenus la troisième semaine d’août. Ils s’élevaient en moyenne à 288 DH/ql. Pour le blé tendre et l’orge, aucune transaction n’a été enregistrée pendant cette période, les quantités collectées étant faibles.Sara BADI

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