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Immobilier
Al Omrane: 46 milliards de DH pour 850.000 logements

Par L'Economiste | Edition N°:2758 Le 17/04/2008 | Partager

. Forte demande, mais le secteur peine à se réguler. Noir et informel plombent le partenariat public/privé. Déficit de coopération inter-ministérielleLes promoteurs immobiliers ont de beaux jours devant eux. Les indices ne manquent pas. «Annuellement, 120.000 ménages sont formés en milieu urbain mais 20 à 40 % sont exclus des logements à 200.000 DH. Et, en 2006, le secteur du BTP a créé 100.000 emplois non qualifiés», argumente le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, Ahmed Taoufiq Hjira. Il démontre que «la demande va poursuivre son envolée». La rareté de la main d’œuvre  et la flambée des matériaux de construction le prouvent. Hjira rassure ceux qui avancent un manque de visibilité sur le marché. L’Etat table sur «un doublement de la production» et une «diversification de l’offre». Le plan 2008-2012 d’Al Omrane en est une démonstration: un volume d’investissement de 45,8 milliards de DH et la construction de 850.000 logements. Pour l’immobilier, les voyants sont donc au vert. Sauf que chaque secteur a ses brebis galeuses. Raison pour laquelle l’argentier du Royaume, Salaheddine Mezouar, parle de spéculation et du noir dans les transactions immobilières. Une logique qui semble régner sur le marché: «Le gain rapide ne doit pas rompre ce partenariat gagnant-gagnant qui lie le privé et l’Etat». Car, pour le ministre, «briser la confiance signifie pour le secteur une invitation à se faire hara-kiri». Evidemment, opérateurs privés et pouvoirs publics sont sur le même bateau. Une enquête récente commanditée par le ministère de l’Habitat auprès d’un cabinet d’études donne plus de détails sur l’état des lieux du secteur immobilier. Sur le plan foncier, «le marché est inorganisé, non concurrentiel et opaque». Une faible collaboration entre ministères (Finances, Intérieur et Habitat), propriétaires privés et Collectivités locales, plombe la gestion du foncier. Même le recours à des montages financiers pour pallier au manque de fonds est rare.Le diagnostic du secteur révèle aussi d’autres défaillances: «gestion artisanale des chantiers, ampleur de l’informel (50% de la production), et surcoût de production lié notamment aux délais administratifs…Quant aux ménages à très bas revenus, soit 30% en milieu urbain, ils subissent encore une discrimination financière. Sur ce registre, l’étude parle d’ailleurs d’innovations: remboursements flexibles, épargne logement, financements groupés pour les coopératives et associations… Le microcrédit, à courte durée, pour l’auto-construction sort du lot. La fiscalité, un volet si chouchouté, passe au crible. C’est surtout les auto-promoteurs et acquéreurs de logements économiques (hors exonération) qui trinquent. Ils supportent un surplus d’environ 25% de la valeur du logement! L’étude souligne «l’instabilité fiscale» à travers l’article 19 de la loi de Finances de 1999. Côté gouvernance, «une crise de confiance récurrente» biaise les rapports entre l’administration et le privé. La corruption qui gangrène l’obtention de marchés publics y est pour beaucoup. C’est pourquoi une dose de transparence sera salutaire pour le marché. Par ailleurs, des professions comme les «syndics et intermédiaires immobiliers devront êtres réglementées», souligne l’enquête. Parmi les mesures préconisées, affichage de prix par les agences immobilières, obligation de mandats à durée déterminée avec prix stabilisés… Faïçal Faquihi

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