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    Immobilier : Les Tours Meffre sortent du sol

    Par L'Economiste | Edition N°:215 Le 01/02/1996 | Partager

    Les travaux ont démarré il y a 7 mois, et c'est maintenant qu'on commence à voir pousser les Tours Meffre et dépasser la palissade de protection. Les deux immeubles, construits en parallèle, en R+28, abriteront des bureaux et un centre commercial.

    Un vieux terrain vague cède la place au béton armé. De cet endroit situé à l'angle du boulevard Zerktouni, du boulevard El Massira et de la rue Masséna poussent deux tours qui atteindront environ 110 mètres de haut. Si les travaux n'ont effectivement démarré qu'en juillet 1995, l'état d'avancement est jugé satisfaisant puisque les murs en béton armé dépassent désormais la clôture de protection qui entoure le terrain. Le rythme du chantier est soutenu de jour comme de nuit. D'ailleurs, les camions-toupies de béton prêt-à-l'emploi stationnent la nuit en attendant de déverser leur contenu. Ils devront livrer 11.000 mètres cubes de béton. Cette cadence a poussé des spécialistes à estimer qu'après sept mois 25% des travaux ont déjà été réalisés. Le calendrier prévoit la livraison des tours Meffre vers juillet 1998.
    Initié par l'ONA-Immobilier, ce projet à usage commercial est considéré comme le plus grand chantier de Casablanca par son envergure.
    La conception architecturale du projet est une création originale de l'architecte espagnol Ricardo Bofill. L'idée de deux tours narguant le ciel serait partie d'un croquis de la Tour Hassan de Rabat comme base. A partir de ce schéma, retravaillé par la suite, les concepteurs ont abouti à ces deux gratte-ciel, preuve irréfutable que les Tours Meffre rappelleront la puissance de la capitale économique. Dans ce sens, ce projet combine la tradition à la modernité puisqu'il fait partie de l'environnement local et national. Initialement, un couloir aérien devait relier les deux tours. Cette liaison a été supprimée.
    Le projet des Tours date de plusieurs années. Au départ, l'endroit était un dépôt de bois appartenant aux Meffre, une famille française.
    Les études ont été menées par le bureau OGER International. Quant au bureau de contrôle, les promoteurs du projet ont opté pour Véritas.

    Le plus haut bâtiment de la ville

    La superficie de l'ensemble est évaluée à 100.000 mètres carrés construits. Ces deux tours de 110 mètres de hauteur deviendront les plus hauts bâtiments de Casablanca. Elles battront ainsi le record détenu jusqu'ici par la résidence voisine de Zerktouni et la Tour Atlas située avenue des FAR qui avaient dépassé l'ancien "17 étages" (l'immeuble Liberté).
    Cet ensemble architectural aux allures futuristes est composé d'unités de nature différente. Il comprend deux tours de bureaux de R+28 et un centre commercial de 300 magasins .
    Loin d'être cloisonnés, les bureaux se présentent sous forme de plateaux ouverts que l'occupant aura le loisir d'aménager en fonction de ses attentes et celles de son entreprise. La tendance est de privilégier le décloisonnement des bureaux, technique moderne conseillée pour une meilleure gestion des ressources humaines, particulièrement pour des activités ne requièrant pas trop de confidentialité. Au dernier étage de chaque tour, la vue panoramique du Grand Casablanca sera évidemment exploitée et tournée vers une clientèle désireuse de contempler les différents paysages "aériens" de la capitale économique. Dans ce cadre, des restaurants et des salons de thé seront aménagés.
    Quant au centre commercial, il comprend des magasins, un supermarché et des restaurants sur quatre niveaux dont un en sous-sol (le supermarché) reliés par des escaliers mécaniques. Ces points de vente bondés sont prévus dans une galette de 20 mètres de hauteur à partir du sol. Des parkings privés et publics sont prévus. Le parking privé, situé au 5ème sous-sol, sera exclusivement réservé aux usagers des bureaux. Les 4ème et 3ème sous-sols seront des parkings entièrement publics . Les 1er et 2ème sous-sols sont également publics mais sont majoritairement réservés aux clients du supermarché.

    Problèmes de circulation à résoudre

    L'entrée des véhicules dans cet ensemble commercial est prévue par une rue perpendiculaire à la rue Masséna, cette dernière servant à la sortie des voitures qui devront par la suite déboucher sur le boulevard Zerktouni.
    Les activités générées à l'avenir par le projet Meffre, ajoutées à la mise en service du centre commercial, ne manqueront pas de poser des problèmes aigus au niveau de cet ensemble, particulièrement aux heures de pointe. D'ores et déjà, des goulots d'étranglement se forment régulièrement à l'intersection des boulevards Zerktouni et Massira Al Khadra. Un autre embouteillage se forme en direction d'Al Massira (100 mètres plus loin), provoqué par les véhicules qui pénètrent au Maârif.
    En revanche, de l'avis de certains promoteurs immobiliers, la construction de cet double-édifice revalorisera la rente foncière de cette partie du quartier qui tournait le dos aux galeries marchandes du Mâarif.

    Mohamed CHAOUI.

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