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    Société

    Imam au féminin
    Changer de paradigme

    Par L'Economiste | Edition N°:2269 Le 05/05/2006 | Partager

    Aucun texte, que ce soit dans le Coran ou le hadith, n’interdit à la femme le statut d’imam. Ahmed Abbadi, directeur des Affaires islamiques au département de tutelle sait de quoi il parle. Selon lui, «la femme peut guider la prière, jouer le rôle de prédicatrice et donner des leçons non seulement auprès des femmes mais aussi auprès des hommes». Les mourchidates ont été formées dans cet esprit, avec un souci d’ouverture sur des disciplines nouvelles telles que les sciences humaines.Il faut garder en mémoire, poursuit Dr Abbadi, que des femmes ont mené des causeries religieuses devant le Souverain. «C’était une première qui a eu des échos de par le monde», ajoute le directeur des Affaires islamiques. Mieux, ajoute-t-il, la femme peut non seulement être prédicatrice mais aussi savante «alema» en théologie. Le professeur Abbadi en veut pour preuve une citation du Prophète: «Prenez de cette brunette», en faisant allusion à son épouse Aïcha qui n’est autre que la fille d’Abou Bakr Seddik, son compagnon. Le Prophète aurait demandé une fois à Oum Waraqa, une femme qui connaissait bien le Coran, de servir d’imam pour sa famille. C’est dire qu’en islam, le paradigme exceptionnel, selon Abbadi, est de chercher le texte qui prouve que c’est illicite. Autrement, «tout est permis sauf quand il y a des restrictions». A signaler qu’un tollé a eu lieu il y a quelques mois aux Etats-Unis lorsqu’une femme, Aména Abdel Wadoud, professeur d’études islamiques en Virginie, avait présidé la prière du vendredi. Une polémique s’en est suivie en Egypte. Aména Abdel Wadoud avait prononcé son prêche devant une assistance composée d’hommes et de femmes mélangés dans une cathédrale new-yorkaise. Juste après, une autre femme, Naïma Gouhaï, une Italienne d’origine marocaine, dirigea une prière dans la province de Sienne. Les autorités religieuses de l’islam ont condamné les initiatives des deux femmes. Pour ce qui est de la tradition, les grands ouléma en islam ont toujours été contre la présidence de la femme lors de la prière, tandis que d’autres comme Al-Tabari et Ibn Arabi y étaient favorables. En Egypte, un mufti a par contre affirmé qu’une femme imam ne peut exercer dans son pays. En revanche, selon lui, ce serait possible dans d’autres pays d’Europe et d’Amérique du Nord. «Là où la société est prête à accepter un tel phénomène», ajoute-t-il. Pour sa part, le Cheikh d’Al Azhar, Mohamed Tantaoui, a exprimé sa désapprobation en martelant que l’imam ne peut être qu’un homme: «La femme imam fera la prière devant les hommes. Ceux-ci vont être distraits en la voyant. La spiritualité de ce moment de communication avec Dieu disparaîtra».Amin RBOUB

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