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Economie

IDE: Les secteurs qui résistent

Par L'Economiste | Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

. Les investissements ont chuté de près de moitié en 2008. Tourisme, énergie, bancaire… tiennent le coup. Le Maroc parmi les pays les plus attractifs de la région MedLA crise aurait-elle eu raison du flux d’investissements étrangers en destination du Maroc? Il semble bien que oui. En effet, selon une toute récente étude d’Anima Invest Network sur les investissements étrangers directs (IDE) vers les pays Med en 2008, ces flux ont accusé des reculs tous azimuts. Ainsi, au niveau de la région sud de la Méditerranée, et pays par pays, la crise a profondément sapé les fondements de l’investissement. Dans cette chute concomitante, le Maghreb s’en tire plutôt bien. En effet, le coup de froid qui s’est abattu sur les économies du Golfe, Dubaï en tête, a été plutôt ressenti au Moyen-Orient. L’Egypte par exemple, terrain de chasse privilégié des promoteurs du Golfe, n’a attiré que 4,5 milliards d’euros d’IDE. Les deux poids lourds de l’économie régionale, la Turquie et Israël ont été durement frappés à leur tour, perdant respectivement 26 et 50% en flux. En Afrique du Nord, l’Algérie n’a pas été épargnée par le ralentissement des investissements européens, à l’heure où la Tunisie tire relativement son épingle du jeu, avec 2,3 milliards de dollars en 2008. Il faut dire que côté industrie, les carnets de commandes des sous-traitants tunisiens ont été plutôt bien remplis en 2008. Bien qu’il reste parmi les destinations les plus privilégiées pour les investisseurs dans la région Med, le Maroc aurait, selon l’étude, essuyé un revers au niveau des IDE. Ainsi, seulement 95 projets d’investissements ont été détectés pour le Maroc en 2008, soit une baisse estimée à environ 36% par rapport à 2007. Un affaissement qui se ressent d’ailleurs sensiblement au niveau des montants investis qui chutent de près de moitié. En effet, en 2008, à peine 1,5 milliard d’euros d’IDE ont été injectés dans l’économie marocaine contre près de 2,7 milliards en 2007. Néanmoins, malgré ce climat peu propice, les dernières statistiques de l’Office des change révèlent une nette reprise des IDE en février 2009. Ces derniers ont crû de près de 16,1%, pour s’établir à 6,5 milliards de DH contre 5,6 milliards durant la même période de l’année dernière. Certaines niches au Royaume continuent plus que d’autres d’attirer autant les investisseurs. Premier pôle à s’illustrer, celui de la banque/finance qui s’est taillé la plus grande part au niveau des flux de capitaux étrangers. Le secteur a en effet capté pas moins de 932 millions d’euros bruts d’IDE, dynamisé par des arrivées massives d’investissements opérées par plusieurs groupes français, et qui ont intégré à bras-le-corps le secteur bancaire national.Ainsi, en 2008, le groupe Crédit Agricole est passé de 53% environ à 77% dans le capital de Crédit du Maroc, tandis que la filiale Sofinco est montée à hauteur de 49% dans WafasalafLe Crédit industriel et commercial, filiale de la banque française Crédit Mutuel, voit sa participation dans la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) augmenter pour sa part de 15%. Les français ne sont pas les seuls à monter en puissance. Le koweitien CMKD, de son côté, augmente à 6,7 milliards de DH le capital de son fonds d’investissement marocain Al Ajial Investment Fund Holding.L’autre secteur qui a également continué à bénéficier de l’arrivée massive d’IDE est celui du tourisme. Un pôle crucial d’ailleurs pour la réussite du Plan 2010 (reporté récemment à 2016). Le secteur a donc continué en 2008 sur plusieurs projets, malgré une certaine baisse des montants investis et quelques sorties annoncées (le belge Thomas & Piron et tout récemment l’abandon du projet touristique de Taghazout). Selon l’étude d’Anima Invest, pas moins de onze projets d’IDE ont ainsi été détectés en 2008, à commencer par le promoteur espagnol Property Logic, qui entame des travaux de construction du «Jardin des fleurs», projet luxueux dans la station de Mediterrania-Saïdia. A Marrakech, le français Alian construit un hôtel dans la palmeraie, tandis qu’Inteco, branche immobilière du géant gazier russe Gazprom, crée Kudla, filiale locale au capital de 155 millions de DH, dans le but de gérer plusieurs projets dans le Nord.Il faut dire que malgré le ralentissement de l’attractivité touristique, la destination Maroc continue à séduire. En 2008, pas moins de 8 millions de visiteurs ont en effet foulé le sol marocain.

Industrie, l’autre créneau
Les cours élevés du pétrole ont également poussé de nombreux opérateurs étrangers à venir tenter leurs chances dans le désert marocain. 8 nouvelles licences d’exploration pétrolière ont ainsi été délivrées en 2008. Mais c’est dans le domaine des énergies propres que les investisseurs seront les plus attendus à partir de 2009. En effet, pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur (le pays importe plus de 90% de ses besoins énergétiques), le gouvernement marocain a décidé de réagir via une nouvelle stratégie. D’ici 2012, près de 20% de la production électrique nationale devrait donc provenir de sources d’énergie alternatives, à commencer par le solaire et l’éolien.Du côté de l’industrie, les activités d’assemblage de sous-ensembles ou d’appareils finis, riches en main-d’œuvre, devraient se rapprocher des marchés Med en forte croissance. A ce niveau, la Méditerranée a, selon l’étude, une carte à jouer pour les petites séries à livrer rapidement. Géographiquement, elle offre la possibilité de partenariats régionaux entre entrepreneurs, «qui peuvent en outre faciliter l’accès aux financements locaux et rendre les projets plus acceptables pour l’économie d’accueil», indique l’étude. Les grands acteurs du secteur ont d’ailleurs compris qu’ils ont beaucoup à gagner à ce niveau et commencent à se donner les moyens pour y réussir. Ce qui a d’ailleurs motivé le groupe américain Tessera Technologies à commencer à produire à Ifrane des circuits intégrés et autres composants entrant dans la fabrication de caméras miniaturisées destinées à la téléphonie mobile, à l’imagerie médicale, aux scanners et même à l’industrie automobile.Du côté de l’automobile, malgré le retrait de Nissan du projet, l’usine géante Renault à TangerMed au Maroc verra bien le jour, mais «avec du retard», selon les déclarations du constructeur français. A contrario, sur les grandes séries, un cas édifiant est celui du fabricant franco-italien de semi-conducteurs, STMicroelectronics qui a annoncé durant l’été 2007 son projet de réduire la voilure à Malte, et de fermer le site d’assemblage et de test d’Aïn Sebaâ, où le groupe employait 6.000 personnes entre Casa et Rabat. Le transfert de l’usine vers Bouskoura devrait d’ailleurs s’achever en 2009.Au Maroc, le développement des terminaux 3 et 4 du port de TangerMed pour près de 7 milliards de DH d’ici 2012 a été attribué à des consortiums menés respectivement par PSA Singapore Terminals et le danois A.P. Moller Maersk.Le groupe Simon/Team Industry (Suisse), chantier naval spécialisé en yachts, prépare son installation sur un site plus important à Kénitra où il emploiera 40 personnes.Pour sa part, le textile-habillement méditerranéen est aujourd’hui au milieu du gué. Sa compétitivité-prix reste en effet trop faible pour concurrencer les industriels asiatiques de la confection sur les marchés du monde développé, et il voit même ses débouchés locaux menacés.

Résilience

LES investisseurs étrangers préfèrent s’implanter dans les pays qui affichent des indicateurs positifs de croissance et une certaine résilience face à la crise. Le Maroc, à ce niveau, fait plutôt figure de «bon élève» et de «pays attrayant en plein développement économique» aux yeux des investisseurs étrangers. La bonne campagne agricole a en effet permis à la croissance économique du Royaume de rebondir à 6,2% en 2008 selon le FMI. Idem en ce qui concerne la réduction de la facture énergétique qui arrive d’ailleurs à point nommé.Adam BERRADA & Mohamed MOUNADI

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