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    Economie

    IDE chinois et indiens
    Très faible valeur ajoutée pour le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    . Moins de 1% des IDE chinois et indiens vers l’Afrique reviennent au Maroc. Le pays est perçu comme un relais pour d’autres marchésDE nouveaux investissements et de nouveaux défis! La montée en puissance économique de la Chine et de l’Inde bouleverse les paradigmes. C’est ce qui ressort de la conférence sur «L’influence économique de la Chine et de l’Inde en Afrique du Nord», organisée lundi 14 décembre par l’IFRI et le CMC, à Casablanca. Globalement, «la présence chinoise et indienne en Afrique du Nord reste limitée», affirme Françoise Nicolas, économiste à l’IFRI. N’en déplaise à ceux qui croient voir des Chinois partout! En effet, seulement 3,8% des IDE chinois dans le monde se font en Afrique, pour un montant de 4,5 milliards de dollars. 0,7% de cette proportion d’IDE est dirigée vers le Maroc, bien après l’Algérie qui en attire 8,8% et l’Egypte (2,9%). Quant aux IDE indiens, là aussi, seulement 12% se font en Afrique (3,4 milliards de dollars). Quelque 1% de cette proportion se fait au profit du Maroc, après la Libye (3%). Mais compte tenu de la dynamique enclenchée depuis quelques années, notamment via la croissance du commerce et des IDE de la Chine et de l’Inde, «l’on peut s’attendre à ce que la présence de ces deux pays se renforce à l’avenir», prévoit Françoise Nicolas. Selon l’économiste de l’IFRI, «il y a beaucoup à gagner d’un approfondissement des liens avec les deux pays émergents asiatiques, à condition que les termes de la coopération soient clairement définis». Pour y arriver, il est nécessaire, selon Françoise Nicolas, que les pouvoirs publics marocains luttent contre le caractère jugé déloyal de la concurrence et résolvent les tensions sur les règles d’origine. Au niveau des entreprises, l’accroissement de la compétitivité et la recherche de marchés de niche s’imposent. A noter que la Chine est le deuxième partenaire commercial du Maroc (5,7%), le 5e partenaire pour les exportations (2,4%) et le 2e pour les importations (7,3%). Quant à l’Inde, elle est le 8e partenaire commercial du Royaume (1,9%). C’est le deuxième partenaire pour les exportations (4,2%) et le 17e pour les importations. Une chose est sûre, Chinois et Indiens investissent des secteurs communs: les hydrocarbures, les ressources naturelles, l’automobile, le textile, la chimie, le BTP... Mais chacun de ces deux pays a ses propres secteurs de prédilection. Ainsi, la Chine investit en particulier les filières pêche, télécommunications et électronique grand public. Quant à l’Inde, ses secteurs de prédilection sont la pharmacie, les produits cosmétiques, le tourisme, la métallurgie, les logiciels ou encore les prestations informatiques. La Chine et l’Inde ont de toute façon «les mêmes motivations en investissant dans les pays du Maghreb», affirme Françoise Nicolas. L’accès aux ressources naturelles et aux marchés locaux et régionaux (Moyen-Orient, Afrique, voire même Europe et Amérique) sont leur principal cheval de bataille. Sauf que «la présence des entreprises chinoises et indiennes semble relativement peu porteuse pour les pays d’accueil», soutient Nicolas. Et d’ajouter «que ces entreprises sont peu actives dans la production et utilisent plutôt leurs implantations comme des entrepôts». De plus, les effets bénéfiques limités de ces implantations tiennent en grande partie à la polarisation sectorielle des IDE chinois et indiens. A cela, il faut ajouter le faible impact sur la création d’emplois, puisque de nombreuses entreprises chinoises, par exemple, amènent leur propre main-d’œuvre. La stratégie de la Chine et de l’Inde est alors d’utiliser les pays du Maghreb et le Maroc en particulier comme relais pour d’autres marchés. La création d’une plateforme industrielle pour entreprises chinoises au Maroc serait donc une première étape de cette stratégie.Aïcha AKALAY

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