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    Hotjobs absorbé par le géant Yahoo

    Par L'Economiste | Edition N°:1175 Le 31/12/2001 | Partager

    . Le chasseur de têtes TMP Worldwilde a renoncé à Hotjobs, pour le laisser filer à Yahoo. Ce mariage garantit une force de frappe considérable sur le marché du recrutement en ligneDans la bagarre qui l'opposait à TMP, Yahoo vient d'avaler Hotjobs, leader du recrutement en ligne sur le marché américain, contre la somme rondelette de 436 millions de dollars, pour moitié par échange d'actions et pour moitié cash, cette dernière denrée étant extrêmement appréciable par les temps qui courent.Faire la fine bouche est le privilège de quelques entreprises et Hotjobs, premier site d'emplois américain, n'avait aucune raison de douter de son sex appeal. Le 24 décembre, veille de Noël, l'entreprise a fixé un ultimatum à son premier prétendant, lui donnant 72 heures pour étoffer son offre. Et, finalement, TMP Worldwilde, le plus gros groupe de recrutement américain, a renoncé à sa danseuse, la laissant filer à Yahoo. “Bien qu'une combinaison avec Hotjobs ait de l'attrait pour nous, nous ne voyons pas de raisons financière ou stratégique pour modifier notre offre”, a sobrement déclaré Andrew McKelvey, à la tête du groupe TMP.Car TMP Worldwilde a beau se poser en mastodonte, ses affaires ne vont pas fort depuis le 11 septembre. Dans son giron, le groupe compte des cabinets de chasse de têtes dont l'activité est touchée de plein fouet par le ralentissement de l'économie américaine. En outre, déclinant le recrutement sous toutes ses formes, le groupe TMP est déjà présent sur Internet, à travers le site d'emploi Monster.com. Quand au printemps, TMP a envisagé de s'offrir Hotjobs, c'était une manière d'asseoir une place de leader sur le marché du recrutement en ligne en affichant, côte à côte, les deux plus gros sites du secteur: Monster et Hotjobs. La Federal Trade Commission, qui veille au respect de la concurrence, s'en est d'ailleurs mêlée, retardant les noces. Puis sont arrivés le 11 septembre et son cortège de suppressions d'emplois. Et l'offre du chasseur de têtes TMP, qui s'élevait à 460 millions de dollars en échange de titre, a beaucoup perdu de son attrait.Dans les bureaux parisiens de Monster, on affichait un bel esprit sportif. “Il était inutile de surenchérir, explique Mats Carduner, directeur général de Monster en France. Hotjobs reste un concurrent, et c'est beaucoup plus stimulant que de faire cavalier seul”. N'empêche, il va falloir s'accrocher. Car Hotjobs marié à Yahoo, cela garantit une force de frappe considérable sur le marché du recrutement en ligne.D'abord, parce que Yahoo, premier portail de l'Internet, génère un trafic énorme. Pas de problème de notoriété, tout le monde connaît Yahoo. Or, pouvoir compter sur un nombre important de visiteurs, c'est tout ce que l'on demande à un site de petites annonces. Le modèle économique des sites d'emplois est extrêmement simple: les entreprises paient un abonnement pour pouvoir placer leurs offres et consulter les CV des candidats, et leurs cotisations garantissent une trésorerie solide. “Du coup, le recrutement en ligne est une activité parmi les plus rentables sur l'Internet”, explique Cyril Janin, président de Keljob.com, un des acteurs du marché français. Le nouveau président de Yahoo, Terry Semel, a certainement fait le même constat. Son portail a besoin de consolider ses recettes, qui ne peuvent plus reposer sur le seul marché publicitaire, beaucoup trop volatil. Yahoo a donc tout intérêt à ajouter des offres d'emplois à son bouquet de services. Or, sans demander des investissements colossaux, le recrutement en ligne est rentable. Certains y voient même une activité pérenne?De fait, l'Internet a considérablement modifié les comportements. Depuis que les sites d'emplois existent, les profils des candidats aux changements ont beaucoup évolué. Avant l'Internet, il fallait être sacrément motivé pour se lancer dans une recherche d'emploi. Aujourd'hui, “il suffit de s'engueuler avec son chef pour être tenté d'aller voir ailleurs”, assure le président de Keljob.com. Les “chercheurs passifs” sont légions. Planqué derrière son écran, chacun fait de la “veille”: sur son secteur d'activité, sur sa région, sur celle qui est à l'autre bout de la France, ou du monde, bref, les curiosités sont démultipliées. Quand il fallait autrefois attendre la parution du journal d'annonces, écrire ses lettres, acheter des timbres, attendre les réponses? Il suffit de sacrifier quelques minutes à son écran pour postuler à droite ou à gauche, déposer son CV sur un coup de tête, demander à être alerté par e-mail de la présence de tel ou tel poste. “Les gens sont au courant de ce qui se passe dans les entreprises, alors qu'avant il fallait avoir un copain dans la boîte convoitée”, poursuit le président de Keljob.com.


    Combats de titans

    En quelques années, des sites d'emplois ont poussé partout. Depuis deux ans, l'heure est à la concentration: chaque mois qui passe voit un très gros en avaler un autre, en enjambant les frontières. Yahoo et TMP vont maintenant pouvoir se livrer des combats de titans. Mais les candidats, souvent désorientés par les transformations incessantes du secteur, sont friands des sites de niches, ceux qui se concentrent uniquement sur un domaine-les juristes par exemple, ou les sportifs. Comme parfois, on préfère la petite boutique du coin à un hypermarché. M.J.G.


    . En bref. Mitsubishi contribuera «positivement» aux résultats DaimlerChrysler en 2002 Le constructeur automobile japonais Mitsubishi, détenu à hauteur de 37,3% par le géant germano-américain DaimlerChrysler, contribuera «positivement» aux résultats de sa maison mère l'an prochain, affirme son directeur exécutif, Rolf Eckrodt, dans un entretien publié jeudi. «Nous enregistrons malheureusement des pertes au Japon et en Europe. En revanche, nous avons beaucoup de succès en Asie et en Amérique du Nord. Malgré l'impact négatif des attentats du 11 septembre, nous avons clairement pu dépasser cette année nos résultats record de 2000 aux Etats-Unis», souligne Eckrodt. «Nous avons bon espoir d'atteindre l'équilibre à la fin de l'exercice en cours (clos en mars 2002)», a-t-il assuré. . Nestlé obtient licence pour exploitation des glaces Haägen-Dazs aux USA Le groupe alimentaire suisse Nestlé a acheté jeudi pour 641 millions de dollars les 50% de parts détenues par l'Américain General Mills dans Ice Cream Partners USA, société commune à 50/50 entre Nestlé et Pillsbury, acquérant ainsi le droit de licence des glaces Haägen-Dazs aux Etats-Unis, ont annoncé les deux sociétés. Cette acquisition donne à Nestlé le droit d'utiliser la marque Haägen-Dazs aux Etats-Unis pendant une période de 99 ans, ont précisé les deux compagnies. Lors de la formation d'Ice Cream Partners en août 1999, Nestlé s'était doté de cette option de rachat de la part de Pillsbury au cas où il était vendu par son propriétaire de l'époque, le Britannique Diageo. Après la vente de Pillsbury à General Mills, approuvée en octobre par les autorités américaines de la concurrence, Nestlé avait annoncé son intention d'exercer cette option.
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