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    Economie

    Hôtellerie: Premier exercice de démocratie à la Fédération

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Finie la règle de l'unanimité

    · Les élections auront lieu le 10 juin

    · Deux candidats en lice pour la présidence


    L'événement est rare pour ne pas être signalé. C'est la première fois en effet que la Fédération Nationale de l'Industrie Hôtelière (FNIH) organise des élections véritablement pluralistes pour désigner son président. Par le passé, le choix se faisait par "consensus" et unanimité autour d'une personnalité qui plus est, pouvait se faire reconduire autant de fois qu'elle le voulait. Une procédure digne des camarades des ex-partis communistes.
    C'est dans moins d'une semaine, exactement le jeudi 10 juin, que l'assemblée générale sera convoquée. Deux candidats sont en lice pour la présidence, M. Rachid Aissaoui, président sortant qui gérait la transition depuis le début de l'année. Il dirige l'hôtel Chellah à Rabat, une entreprise familiale. Son concurrent, M. Driss Bssit, 47 ans, est, lui, propriétaire de l'hôtel Toubkal à Casablanca. Il est de la première promotion de l'Ecole Hôtelière de Marrakech sortie en 1972. Il a exercé longtemps à l'étranger, et au Maroc, et a dirigé les hôtels Safir dans les années 80. Il est par ailleurs parlementaire et deuxième vice-président de la Chambre des Conseillers. Il soutient avoir été poussé par ses amis pour relayer les problèmes de l'hôtellerie au Parlement, "là où les orientations se décident", martèle-t-il. La disponibilité qu'exige le travail associatif ne l'effraie pas: "Le président est d'abord un animateur", explique-t-il, avant d'ajouter "qu'il doit savoir déléguer son pouvoir et travailler en équipe". Il est partisan d'une approche des petits pas, plutôt qu'une démarche de catalogue de requêtes "qui n'aboutit souvent à rien", observe-t-il. Pour cela, il dit pouvoir compter sur l'appui de la trentaine de parlementaires hôteliers qui siègent dans les deux chambres pour passer les doléances du secteur. "Lorsqu'il s'agit de défendre des intérêts communs, on sait transcender nos clivages politiques", prétend M. Bssit, dont le programme retrace pratiquement tout ce que le tourisme réclame depuis des dizaines d'années aux pouvoirs publics, de la fiscalité en passant par le foncier jusqu'aux normes de classement hôtelières.

    De son côté, M. Aissaoui, "souhaite poursuivre le travail de restructuration de la Fédération" qu'il a commencé il y a quelques mois. Diplômé de gestion et d'audit, rien ne prédestinait ce quadragénaire à l'hôtellerie avant qu'il ne reprenne la gestion des affaires familiales. Son mérite est d'avoir réveillé une fédération qui était pratiquement en veilleuse pendant des années. Signe des temps, celle-ci a réussi à drainer de nouveaux adhérents, notamment des chaînes hôtelières.
    A l'inverse de son rival, le président sortant n'a pas pris le risque de faire beaucoup de promesses. Ses grands chantiers se résument à l'instauration d'une charte qualité et asseoir l'Association dans son rôle de laboratoire d'idées. Il s'est tout de même engagé à convaincre l'Organisation Mondiale du Tourisme à tenir son assemblée générale au Maroc d'ici 2003. Ce n'est pas rien.
    La campagne électorale, elle, bat son plein, chaque partie cherchant à s'attirer les faveurs de représentants des treize assemblées régionales qui siègent au Conseil d'Administration. Les opérateurs ont reçu ces derniers temps le programme détaillé de chaque candidat.
    L'enjeu de ces élections est double: instaurer une culture de démocratie (c'est déjà une avancée par rapport à ce que l'on connaît du paysage des associations) et redonner à la Fédération ce qu'elle n'aurait dû jamais perdre, à savoir son rôle d'interlocuteur des pouvoirs publics pour défendre les intérêts de la profession. Mais surtout, et ce n'est pas le moins important, sa position d'une force de proposition et d'encadrement du secteur.

    Abashi SHAMAMBA

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