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    Hôtellerie: Course contre la note d'eau et d'électricité

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Deux cas: Royal Mansour Méridien et Sheraton Casablanca

    · Réduction jusqu'à 15% de la consommation d'énergie

    · Des budgets respectifs de 10 et de 8 millions de DH


    Chaque matin, ils prélèvent les compteurs d'eau et d'électricité, relèvent les températures et surveillent les systèmes de sécurité. Ce sont les réflexes quotidiens qu'ils ont acquis. Il s'agit des agents de maintenance des Hôtels Royal Mansour Méridien et Sheraton de Casablanca. Ils doivent ensuite établir systématiquement des bilans mensuels. Objectif, évaluer la consommation globale d'énergie et prévenir les sources des éventuelles pannes. Dans les deux hôtels, ils sont plus d'une vingtaine de collaborateurs qui assurent les prestations d'entretien préventif et de réparation en cas de pannes. En revanche, ils n'assurent pas l'ensemble des prestations de la maintenance.

    L'état-major des deux hôtels casablancais privilégient la prévention. Cette fonction consiste en l'entretien régulier de tous les équipements, notamment les installations électriques, les cuisines, la plomberie, la buanderie, la robinetterie, les chambres et les salles de conférence. Les agents de maintenance interviennent aussi dans les travaux de rénovation et le lancement des projets spéciaux (agrandissement, ouverture d'un point de vente...). L'enjeu est de taille. Il s'agit de la sécurité des clients, mais aussi de la réduction des coûts de consommation d'énergie. La réparation d'une panne coûte plus cher que la maintenance elle-même. Depuis la reprise par la chaîne Méridien de l'Hôtel Royal Mansour il y a trois ans, l'investissement dans la maintenance a permis de réduire les coûts de consommation globale de 15%, estime M. Mostafa Mazouz, directeur technique de l'établissement. Quant au Sheraton, la facture d'électricité n'a pas connu une hausse depuis 1992 (600.000 DH) malgré l'augmentation du tarif du kW, souligne M. Hassane Balghri, directeur technique de l'hôtel. Des "économiseurs" placés dans les robinets ont permis également de réduire la consommation d'eau jusqu'à 50%, poursuit-il.

    Programme sur cinq ans


    Pour des prestations spécifiques, les établissements font appel à des sous-traitants: entretien de la climatisation et des ascenseurs, des appareils de détection d'incendie, du téléphone, du parc informatique et traitement des eaux usées.
    Les services techniques élaborent un plan quinquennal de maintenance. Figurent sur ce programme, les rénovations lourdes ainsi que les opérations d'urgence. Le Sheraton Casablanca réserve une enveloppe budgétaire annuelle de 8 millions de DH contre 10 millions de DH pour le Méridien.
    Selon les responsables des hôtels, le plan de maintenance n'est pas figé. Il peut faire l'objet de modifications selon la nature et l'urgence des besoins. A ce titre, les budgets alloués peuvent être revus à la hausse s'il est décidé de donner un nouveau look.


    Des techniciens, mais surtout des hôteliers



    Les services techniques des deux hôtels emploient plus d'une vingtaine de personnes.
    Indépendamment de la formation continue portant sur l'aspect technique, les plans de formation intègrent en grande partie des modules qui permettent de développer la culture client. "Car au-delà de son savoir-faire technique, l'agent de maintenance est censé suivre un vade mecum pour mieux se comporter avec le client", indique M. Philippe Seigle, directeur général régional du Méridien pour le Maroc et la Tunisie.

    Mohamed DOUYEB

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