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    Culture

    Hervé Di Rosa, l’artiste aux 140 expositions

    Par L'Economiste | Edition N°:2433 Le 29/12/2006 | Partager

    . Il peint, sculpte, dessine, grave, crée des objets… Ses créations artistiques sont très variées. Il sera de passage à Casablanca en janvier Hervé Di Rosa, 48 ans, de père italien et de mère espagnole, sera de passage à Casablanca et donnera une conférence à l’IFC le 9 janvier sur «l’art modeste», dont il est un des principaux fondateurs. Le célèbre plasticien est lauréat de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris où il a étudié les arts plastiques, le cinéma d’animation et la vidéo. Il a créé le musée de l’art modeste à Sète, sa ville natale. A son actif, plus de 140 expositions individuelles à travers le monde. Di Rosa vient d’exposer tout récemment à Miami et Santa Fé aux Etats-Unis, ainsi qu’à Paris et c’est à la Villa des Arts de Casablanca qu’il présentera certaines de ses œuvres en juin et juillet prochain, avec le soutien de l’IFC et de la Fondation ONA. Dans l’art modeste, il y a une volonté de communication, mais sans aucun sens de l’esthétique officielle. Panneaux de restaurants, panneaux de coiffeurs africains, panneaux de stations-service, jouets, voitures, affiches de cinéma sont quelques-uns des supports dont il s’est servi pour peindre. L’artiste voyage énormément, toujours désireux de connaître de nouvelles cultures et d’apprendre les techniques artistiques locales. Par exemple, en Ethiopie, il peint sur des peaux de zébu ou d’agneau tendues sur des cadres en bois d’eucalyptus. En Afrique du Sud, il prépare une série de travaux de vannerie en câbles de téléphone tels qu’en font les artisans zoulous. Au Mexique, il élabore avec des artisans des «arbres de vie» en terre cuite peinte. Ce qui est original chez Hervé Di Rosa, c’est qu’il n’obéit à aucune règle dans sa façon de peindre et de sculpter. Son œuvre naît de son inépuisable désir de donner formes et couleurs à ses créatures, à ses paysages et à ses objets. Sa démarche consiste à plaire et amuser, avec des créations marginales. «L’art modeste m’a permis de valoriser un sentiment d’humilité, de modestie face à la prétention expansive et à l’individualisme forcené qu’avait pris l’extraordinaire engouement du marché de l’Art des années 80-85», dira-t-il. Hervé Di Rosa aime aussi à réaliser des éléments scénographiques (costumes, décors, chars…) et des objets divers (panneaux de laque aux incrustations de nacre et de coquilles d’œufs, tableaux de perles, éventails…).En novembre 2000, il inaugure le MIAM (Musée international des arts modestes) à Sète, où il présente sa collection d’objets d’art modeste. Son objectif était de créer un lieu destiné à présenter au public l’art contemporain et des formes d’expressions artistiques non conventionnelles. Aujourd’hui, Di Rosa, marié et père de trois enfants, réalise un tour du monde et le Maroc en est une étape. Nadia BELKHAYAT

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