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    Société

    Hépatite B: Prévention et dépistage s’imposent

    Par L'Economiste | Edition N°:2131 Le 17/10/2005 | Partager

    . Près de 10% de la population atteinte dans les pays pauvres. Aucune statistique n’existe au MarocNul ne peut nier le danger universel que représente l’hépatite B sur la santé publique. Plus de 350 millions de personnes en sont atteintes, soit 1% de la population dans les pays riches et 8 à 10% dans le tiers-monde. Même si le taux de chronicité de la maladie ne dépasse pas les 10%, un nombre important de victimes développent des cirrhoses ou des cancers de foie provoquant ainsi plus d’un million de morts par an. Au Maroc la situation n’est pas bien meilleure, mais elle est occultée par l’absence de chiffres officiels sur l’ampleur du fléau. Le danger de l’hépatite B est accentué par le manque d’information et de sensibilisation, étant donné qu’elle est totalement asymptomatique. elle ne se manifeste que dans ses stades avancés, pénalisant ainsi tout effort de traitement. La question a fait l’objet d’une conférence de presse organisée mardi 11 octobre par le réseau Hépavir Maroc, constitué de médecins et d’associations de lutte contre cette maladie. Le danger de l’hépatite B est d’autant plus grave chez les enfants en bas-âge. Les nourrissons atteints de la maladie avant l’âge d’un an évoluent dans 90% des cas vers la chronicité. Ce taux est estimé de 30 à 50% chez les patients âgés entre un et quatre ans. A la différence des autres hépatites virales, l’hépatite B est considérée comme étant une maladie sexuellement transmissible. Elle est principalement causée par les relations sexuelles non protégées et le contact avec un sang infecté. La maladie se transmet aussi de la femme atteinte à son enfant lors de l’accouchement. Les médecins affirment qu’il n’y a aucun risque de contamination par voie orale. L’hépatite B est la seule parmi les variantes des hépatites virales à disposer d’un vaccin. Ce remède a permis de résorber la propagation du fléau au niveau international. La Thaïlande sera toujours citée comme exemple à ce sujet, puisque le vaccin y a réduit considérablement le taux de prévalence du virus. Au Maroc, le vaccin est certes intégré dans le programme de vaccination élémentaire des nourrissons et fait partie de la prise en charge de la femme enceinte, mais beaucoup d’adolescents en âge d’activité sexuelle en ont échappé. Les médecins membres du réseau Hépavir Maroc ont insisté sur le ciblage de cette frange de population lors des campagnes de vaccination, sans oublier le rôle important de l’information et de la sensibilisation. Le traitement de cette maladie a longtemps été pénalisé par la difficulté de cerner le virus responsable, sachant que ce dernier est cent fois plus virulent que le VIH Sida. En dépit des progrès de la science, ce traitement n’arrive qu’à endormir le virus sans pouvoir l’exterminer. Il a, néanmoins, évolué dernièrement avec la mise au point du Peginterferon alfa-2a, un nouveau produit qui, selon les médecins, pourrait engendrer des rémissions à long terme suite à un traitement de 48 semaines. Cependant le traitement ne peut réussir sans un dépistage précoce de la maladie. Les médecins du réseau Hépavir Maroc insistent sur ce point et mettent aussi l’accent sur la prévention, moyen unique pour éviter la contamination par ce virus mortel.


    Polémique infondée

    Les médecins du réseau Hépavir Maroc considèrent que la polémique soulevée autour du danger du vaccin contre l’hépatite B est pour le moins infondée. Dr Elyounsi, membre du réseau, a démenti les rumeurs relatives aux effets secondaires du vaccin. «Les études réalisées montrent que le risque de la sclérose en plaque est semblable chez les personnes vaccinées et celles qui ne le sont pas. D’ailleurs, l’interdiction du vaccin en Europe, le temps d’étudier ses effets secondaires, a provoqué un accroissement sensible de la prévalence du virus» a-t-il expliqué.Nouaim SQALLI

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