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    Economie

    Hausse du taux directeur
    Bank Al-Maghrib rassure

    Par L'Economiste | Edition N°:2869 Le 26/09/2008 | Partager

    . La répercussion sur les taux d’intérêt n’est pas automatique. Le système bancaire à l’abri de la crise financièrePAS de panique! Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM), est formel à propos de la récente augmentation du taux directeur, décidée par le dernier conseil de la banque centrale lors de sa réunion du 23 septembre. Lors d’un point presse organisé hier jeudi, Jouahri a exposé les raisons qui ont déterminé cette décision. Selon le gouverneur de BAM, la crise financière internationale n’a pas eu d’influence sur la récente décision de la banque centrale. Ce travail d’investigation aurait été mené afin de déterminer l’éventuel impact sur l’économie ou les finances marocaines. A priori, il n’y aurait pas de gros risques encourus par les banques nationales. La crise touche plutôt l’économie. «Dans les pays développés, l’inflation est de 4%, dans les pays émergents elle atteint 9%. Par conséquent, ces éléments influent sur tout ce qu’importe le Maroc, et évidemment il y a une partie de l’inflation par les coûts, que le Maroc subit de l’extérieur», souligne Jouahri. Ce dernier a longuement expliqué les raisons qui ont conduit au relèvement du taux directeur. Il rappelle notamment que la décision du conseil a été motivée par le souci de maîtriser l’inflation et d’éviter la diminution du pouvoir d’achat ainsi que les effets de second tour. Sur un plan plus global, il s’agit de défendre l’épargne et d’assurer la compétitivité de l’économie nationale. Néanmoins, des craintes apparaissent quant à l’impact indirect sur les taux d’intérêt des banques commerciales et principalement sur les crédits concédés aux particuliers ainsi qu’aux petites entreprises. A ce niveau, le gouverneur de BAM a rappelé la tenue, lundi prochain, d’une réunion avec le Groupement professionnel marocain des banques (GPBM). L’objet sera justement de débattre des conséquences de l’augmentation du taux directeur. Jouahri a tenu à rappeler que celui-ci n’est pas condamné à augmenter et qu’il peut très bien être revu à la baisse dès que les conditions s’y prêteront. Le relèvement concernera dans un premier temps le taux moyen pondéré interbancaire, mais ne se répercutera pas forcément sur les particuliers.«A mon sens, le relèvement est plus global, ce sont les équilibres fondamentaux du pays qu’il faut d’abord voir. C’est pour cela que nous allons nous réunir avec le GPBM, de façon à ce qu’ils ne prennent pas prétexte de cette orientation globale pour répercuter au niveau de la petite et moyenne clientèle les décisions prises par le conseil de la banque», commente Jouahri, avant d’ajouter que BAM ne tardera pas à réagir si elle estime que les mesures des banques sont injustifiées. «Les banques peuvent également prendre sur leurs marges bénéficiaires, elles ne vont pas mourir pour ça», termine le gouverneur de BAM.


    Et la Bourse dans tout ça?

    A la question de l’éventualité d’une modification de la réglementation boursière, le gouverneur de BAM a insisté sur le rôle des régulateurs. « Il est essentiel que les régulateurs fassent correctement leur travail. Des investigations ont lieu de la part des régulateurs et des gestionnaires sont essentiels pour expliquer ce qui s’est passé, s’il y a eu manipulation ou pas, etc.», confie Jouahri. Une réunion va d’ailleurs avoir prochainement lieu, au niveau d’une commission de coordination, et qui comprendra le CDVM, la DAPS, et BAM. «A partir de là, s’il faut donner une orientation claire au marché, il va falloir apporter des modifications ou des réglementations supplémentaires. A ce moment-là, on le fera».Adam BERRADA

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