×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Hausse des prix
Des mesures plus concrètes?

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Partenariat avec les acteurs économiques . Création de trois commissions pour revoir le cadre juridiqueLA hausse des prix qui a ébranlé le pays durant le mois de Ramadan n’est plus considérée comme une tempête passagère, mais plutôt une situation structurelle de l’économie marocaine. Et cela à cause des évolutions récurrentes des cours des matières premières sur le marché mondial ainsi que des effets de la sécheresse sur les capacités de production de l’agriculture nationale. Ce constat a été confirmé par Salah Eddine Mezouar, qui a effectué sa dernière sortie en tant que ministre de l’Industrie et du Commerce, lors d’une rencontre organisée, la semaine dernière à Rabat, en présence des représentants des commerçants (cf.www.leconomiste.com). Il faut donc revoir la stratégie mise en place afin de permettre de mieux gérer cette problématique des prix à l’avenir et de s’adapter selon les situations, d’après Mezouar. Ceci dans le cadre d’une vision globale menée en partenariat entre les acteurs économiques et le gouvernement. Cette approche est basée sur une libéralisation des prix avec un rôle de régulateur de l’Etat qui peut soutenir le pouvoir d’achat de la population pour la stabilité sociale. La préparation de ce travail a été confiée à trois commissions créées à l’issue de cette réunion dans lesquelles sont représentés les professionnels, les différents départements ministériels concernés et la société civile. En principe, ces commissions devraient se réunir cette semaine pour se pencher surtout sur deux missions essentielles. La première concerne le suivi des cours des produits alimentaires de base sur le marché international. «Ce travail permet d’anticiper les décisions d’achats par nos importateurs», a t-il été rappellé lors de la rencontre. «Ceci a déjà été appliqué l’année dernière pour le cas du sucre. On a attendu la baisse du prix de la tonne à 320 dollars contre 630 dollars quelques mois auparavant pour lancer l’approvisionnement de notre stock pour 2007», est-il ajouté. Pour lui, cette démarche pourra être appliquée pour les autres produits. La deuxième mission des commissions est de revoir le cadre juridique et légal pour les questions de concurrence et de liberté des prix. Et également le volet de la protection du consommateur tout en garantissant les droits des autres composantes du secteur: producteur et commerçant. Dans ce cadre, les membres de ces commissions ont été invités à procéder à une dernière lecture du projet de loi sur la protection du consommateur déjà préparé par le gouvernement de Jettou. La révision de la réglementation en vigueur en matière de contrôle des prix figure aussi au menu des travaux. Sur ce point, l’objectif est de mettre fin à la pluralité des intervenants et impliquer davantage les professionnels au lieu des agents de l’administration comme cela est le cas actuellement. Lors de cette réunion, les professionnels ont profité de l’occasion pour pointer du doigt certains abus enregistrés durant la campagne de contrôle des prix lancée dernièrement. Pour eux, cette opération a été motivée par des préoccupations sécuritaires pour apaiser la situation.


Evaluation

UNE partie de la rencontre a été consacrée à l’évaluation de la situation et les efforts déployés par le gouvernement. Pour la subvention de la farine, ce dernier a mobilisé un budget de 5,3 milliards de DH. Pour la farine normale, l’enveloppe est passée de 2 milliards de DH prévus initialement à 3,3 milliards de DH actuellement. Quant à la farine de luxe dont le besoin est estimé à 23 millions de quintaux, le budget de l’Etat prévoit une subvention annuelle de 350 millions de DH. Ceci a permis de baisser le prix de cette farine de 3,63 DH le kg à 3,50 DH actuellement. Il s’agit bien du prix de sortie du moulin, non compris les frais d’emballage et ceux du transport.Nour Eddine EL AISSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc