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    Economie

    Hausse des matières premières
    2007, l’année de tous les records

    Par L'Economiste | Edition N°:2685 Le 03/01/2008 | Partager

    . Une nouvelle augmentation du prix de l’huile de table . Importation du blé en hausse de 175%LE baril du pétrole a atteint un record en 2007. Le blé, le plomb, l’or ou encore le cuivre ont suivi la tendance. Bref, quasiment toutes les matières premières ont flambé durant l’année 2007. Mais reste à savoir quel impact pourrait avoir cette hausse sur l’économie marocaine, toujours sensible aux fluctuations sur les marchés internationaux.Les premières répercussions proviennent de la flambée des prix du soja. D’ailleurs, Ahmed Rahhou, PDG de Lesieur Cristal, a annoncé le 24 décembre dernier une nouvelle augmentation du prix de l’huile de table (+0,20 DH/litre), après celles survenues durant l’été (www.leconomiste.com). Il a rappelé, à cette occasion, que l’augmentation est dictée par la hausse des prix des huiles brutes sur les marchés internationaux. «Nous ne répercutons qu’en cas de variations lourdes sur le marché mondial», explique-t-il. En effet, le prix de l’huile de soja est passé de 500 dollars la tonne en 2006 à 1100 en 2007. Le prix de ce produit de base s’installait à 700 dollars la tonne début 2007. De son côté, Centrale laitière a annoncé dernièrement «la revalorisation du prix payé aux 80.000 producteurs laitiers partenaires de l’entreprise». Ces derniers se voient ainsi attribuer une manne supplémentaire annuelle de plus de 148 millions de DH, soit 0,30 DH/l, et ce depuis le 1er janvier 2008. «Cette action est justifiée par l’importante hausse du prix des aliments du bétail combinée à un manque de fourrage», explique l’entreprise. Une telle augmentation n’aura-t-elle pas des répercussions sur le prix de vente au consommateur final? Les responsables de l’entreprise s’abstiennent de fournir des informations à ce propos. Mais une chose est sûre : le prix international de la poudre de lait écrémé est passé de 3.000 à 4.000 euros en quatre mois et l’alimentation du bétail est de plus en plus coûteuse. Les producteurs de lait pour enfants se sont trouvé, ainsi, dans l’obligation d’augmenter le prix de leurs produits. D’où les dernières augmentations des laits maternels Guigoz 1 et 2 et Nativa.Par ailleurs, l’économie nationale a été affectée par le renchérissement des cours des principaux produits de base, si l’on en croit le bilan provisoire dressé par la DEPF en décembre. A l’instar des autres pays fortement ouverts sur l’extérieur et qui importent une grande partie de leurs besoins en produits de première nécessité, la balance commerciale marocaine a souffert de l’impact de la hausse des prix à l’international. L’appréciation du dirham par rapport au dollar n’a pu empêcher cet effet négatif. Le trend baissier a, en revanche, contribué à éviter la catastrophe.Fin novembre 2007, le déficit commercial affichait plus de 123 milliards de DH. La forte hausse en valeur des importations de blé a pesé lourd dans la balance commerciale. Elle a atteint un pic de 175% (7 milliards de DH) fin octobre 2007, dépassant ainsi les 118% enregistrés fin septembre.L’alimentaire en général est pointé du doigt. Fin novembre, les achats ont progressé de 66,5% pour atteindre 23,57 milliards de DH. Leur part dans les importations nationales s’est élevée à 7,4%, gagnant ainsi 2,7 points par rapport au niveau enregistré une année auparavant. La flambée des prix des céréales à l’international en demeure la principale cause. Les importations marocaines, principalement de blé, maïs et orge, ont plus que doublé durant la période janvier-novembre 2007 pour atteindre quelque 12,45 milliards de DH contre 4,8 milliards une année auparavant. La hausse du prix moyen de la tonne de blé a contribué à l’aggravation de la situation. Ce prix a enregistré une augmentation de près de 45% pour s’établir à 2.366 DH. De même, le volume des approvisionnements en blé a augmenté de 90,3%. Le maïs et l’orge ont alourdi davantage la facture céréalière en raison de l’emballement comparable de leur cours et la recrudescence de la consommation (www.leconomiste.com). Les actions menées par les pouvoirs publics en vue de faire face à l’envolée des cours des céréales n’ont pas pu empêché l’impact négatif de cette hausse sur la balance commerciale. Il y a eu, en effet, une réduction progressive des quotités du droit d’importation de certaines denrées et une suspension de la perception du droit d’importation applicable au blé tendre et au blé dur. Ces mesures n’ont affranchi que partiellement l’économie nationale des tensions sur le marché international des céréales. Dernièrement, les autorités ont décidé de maintenir les subventions du blé tendre jusqu’à fin janvier 2008 au lieu de fin décembre 2007.Les contre-performances de la production nationale des produits de base, conjuguées à une flambée sans précédent des cours sur les marchés internationaux, ont pesé lourdement sur la balance commerciale qui s’est creusé de 36,7% fin novembre 2007, par rapport à la même période de 2006.Les observateurs sont unanimes quant à la tendance haussière des cours des matières premières pour les 3 ans à venir. Lourd fardeau qui devrait donc persister sur le budget de l’Etat.Redouane HAJJAJ

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