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Economie

Hausse des carburants
2,6 milliards de DH de bonus pour le Trésor

Par L'Economiste | Edition N°:2211 Le 10/02/2006 | Partager

. La Caisse de compensation soulagée Driss Jettou a franchi le pas. Le Premier ministre a décidé de revenir partiellement au système d’indexation à l’issue d’une réunion tenue mercredi dernier en fin de journée. Les carburants concernés par l’indexation sont le super, le gasoil 350 et le fuel industriel. Ce n’est pas le cas du gasoil normal qui échappe au nouveau système. Selon nos informations, l’indexation du gasoil normal aurait porté la hausse à 1,14 DH le litre contre seulement 50 centimes. La consommation de ce produit en 2005 a atteint 3,5 millions de tonnes, soit 58% de la consommation globale en carburant. Pour la même année, les Marocains ont consommé 1,8 million de tonnes de fuel, 500.000 tonnes de super et uniquement 150.000 tonnes de gasoil 350. Selon la formule d’indexation retenue, le prix à la pompe sera modifié dès que les variations du cours sur le marché international sera à hauteur de 2%, en hausse ou en baisse. En dessous de ce niveau, le changement de prix n’est pas rentable à cause du coût logistique (jaugeage, changements de prix dans les pompes…).L’indexation s’étendra au gasoil dans le cas où le prix à l’international baisserait pour atteindre 52-53 dollars le baril. A ce moment, les prix à la pompe pourraient baisser. Tout cela est calculé sur la base d’un baril à 60 dollars, 1 dollar à 9,20 DH, une période 10 mois et demi et les quantités consommées de 2005.Selon nos informations, cette hausse réduira les charges de la Caisse de compensation à hauteur de 2,6 milliards de DH. Cependant, ce gain pour le budget sera en partie absorbé par le manque à gagner du fait de la libéralisation du sucre brut (cf. notre édition du 8 février) de l’ordre de 1,5 milliard de DH. 900 millions de DH viennent des équivalents tarifaires et 600 millions des droits de douane. Le reste servira au soutien des secteurs de transport et l’agriculture.Il est incontestable que les grands consommateurs de gasoil sont l’agriculture et les transports. Pour ces deux secteurs, des mesures d’accompagnement sont en cours de finalisation. Elles doivent être prises demain vendredi lors d’une réunion interministérielle présidée par le Premier ministre. Elles seront opérationnelles à partir du début de la semaine prochaine. Il est à rappeler qu’à l’occasion de la dernière augmentation de prix des carburants, le Premier ministre avait demandé à Karim Ghallab, ministre du Transport, et Mohand Laenser, en charge de l’Agriculture, de lancer des études pour décliner des matrices d’accompagnement. Il est question de s’orienter vers une ristourne sur le transport des marchandises et des voyageurs entre les villes. La circulation urbaine n’est pas concernée. Les modalités de mise en œuvre ne sont pas encore arrêtées, mais les transporteurs doivent présenter des factures lors de la déclaration de la TVA pour bénéficier de cette ristourne.Pour l’agriculture, le ministère concerné cherche à augmenter la contribution de l’Etat dans les investissements pour l’équipement et la modernisation des systèmes d’irrigation, une bonification des intérêts du Crédit Agricole du Maroc et la baisse des droits de douane, pour les semences et les engrais. Pour ces deux secteurs, le gouvernement a donc décidé de supporter une partie des charges. L’objectif est d’utiliser ces mesures comme levier pour la modernisation et la restructuration des deux secteurs.Pour revenir à l’indexation, Jettou a voulu que ses ministres s’impliquent. Deux doivent aller sur les plateaux de télévision pour expliquer à l’opinion publique le fond du dossier. Le Premier ministre a également tenu à étendre la décision à un grand nombre de ministres, même ceux peu concernés par le secteur. Il a surtout cherché à impliquer les chefs des partis, membres de son gouvernement. Visiblement, il veut éviter qu’on exploite ces augmentations à des fins politiques, particulièrement à la veille des échéances électorales. Mohamed El Yazghi, premier secrétaire de l’USFP, et Abbès El Fassi, secrétaire général de l’Istiqlal, n’ont pas participé à la réunion.Une source proche du dossier affirme que le Premier ministre a pris la décision de revenir à une indexation partielle à «contre-cœur», mais la sécurité énergétique doit être assurée. Officiellement, les pouvoirs publics reconnaissent que les distributeurs de carburant ont fait d’énormes efforts en 2005. Il s’agit aujourd’hui de leur donner de la visibilité. Le gaz butane n’a pas été touché par la hausse même s’il connaît une croissance de la consommation de 6%, avec des prix ayant plus que doublé sur le marché international. Ils ont atteint le niveau de 650 dollars la tonne contre 380 dollars il y a encore peu.Mohamed CHAOUI

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