×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Youssoufi en Afrique subsaharienne

Investissements marocains en Côte-d'Ivoire
Par L'Economiste | Edition N°:519 Le 01/06/1999 | Partager

De notre envoyé spécial à Abidjan, Mohamed BENABID

· Les principaux groupes privés qui sont maintenant à Abidjan: ONA, BMCE, Somepi, Afriquia, Chaâbi, Kettani...


LA troisième session de la grande Commission mixte maroco-ivoirienne a ouvert ses travaux lundi à Abidjan. M. Abderrahman Youssoufi, qui entamait en Côte-d'Ivoire la troisième étape de sa visite en Afrique de l'Ouest, a signé avec son homologue ivoirien, M. Kablan Duncan, différents accords. Les autorités ivoiriennes ont fait savoir qu'elles souhaiteraient examiner avec la partie marocaine plusieurs domaines de coopération, notamment la négociation d'accords sur la promotion des investissements et sur la non-double imposition, la coopération judiciaire, les pêches maritimes et la marine marchande.
Quelle que soit l'issue de cette rencontre, les résultats vont sans doute renforcer ce que l'économique aura déjà défriché. L'on assiste en effet aujourd'hui à une forte percée des investissements marocains en Côte-d'Ivoire.
Pour les projets les plus récents, il faut noter l'existence, dans le secteur financier, de contacts officiels entre la BMCE et un groupe ivoirien en vue de créer en Côte-d'Ivoire un organisme financier mixte. De son côté, la CNCA négocie également avec le gouvernement ivoirien, la création à Abidjan d'une banque de développement agricole.
Deux autres projets récents ont été réalisés au cours du premier trimestre 1999. Le premier concerne la participation de Metaghreb au capital de la société ivoirienne Simgaz (elle-même née d'un autre projet maroco-ivoirien). Le deuxième projet concerne la Société Nationale d'Electrolyse et de Pétrochimie qui a investi 100 millions de Francs français dans une unité de transformation de PVC.
Parmi les autres groupes qui sont impliqués dans des projets locaux, l'on notera la présence d'Afriquia, Somepi, Groupe Chaâbi, Groupe Kettani.
Afriquia a signé en mars 1997 un accord de partenariat qui lui a permis d'entrer dans le capital du groupe ivoirien Pétro-Ivoire.

Dans le domaine des hydrocarbures toujours, Somepi a conclu en 1998 un accord avec la compagnie ivoirienne Petroci-Gaz et le groupe italien Raga Engineering, créant ainsi la société de fabrication de bouteilles de gaz d'Abidjan, Simgaz. Cette dernière est dotée d'un capital de 64 millions de DH réparti entre Pétroci-Gaz (35%), des actionnaires privés ivoiriens (4%), des actionnaires burkinabais et maliens (10%), Raga Engineering (15%) et Somepi (36%).
Dans le domaine des BTP, le Groupe Chaâbi doit construire 4.000 logements sociaux à Abidjan (le groupe a emporté le contrat au mois de novembre 1998, suite à un appel d'offres international).
Le Groupe ONA est pour sa part présent dans la grande distribution à travers sa filiale Peyrissac. L'ONA détient également des intérêts dans une usine de thon située au port de pêche d'Abidjan. L'on rappellera que la filière minière, Managem, de la holding avait conclu le 2 avril 1999 un protocole de partenariat avec la société minière ivoirienne Sodemi. Cet accord permettra au groupe marocain d'explorer et exploiter des gisements (or, zinc, cuivre et plan) en Côte-d'Ivoire.

Cette montée en puissance des investissements marocains vient rappeler que la Côte-d'Ivoire figure aujourd'hui parmi les pays qui enregistrent les meilleures performances économiques de la région. Après la crise qui avait, au milieu des années 80, surpris le pays, essentiellement en raison de la baisse du cours du Cacao. La Côte-d'Ivoire a amélioré ses principaux indicateurs. L'inflation a été ostensiblement réduite (3,5% en 1996 contre 32,2% en 1994), alors que le taux de croissance a connu une augmentation de 7% (1996) contre 2% en 1994.
Le pays s'est donné pour objectifs d'atteindre un taux de croissance à deux chiffres d'ici l'an 2000, de maintenir l'inflation autour de 3% et de réduire le déficit courant à 2% du PIB. En 1998, le gouvernement a d'ailleurs signé, avec le TMI et la Banque Mondiale, un nouveau programme biennal à titre de facilité d'ajustement structurel.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc