×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Politique

    Algérie: L'inévitable président Bouteflika aura-t-il une légitimité?

    · Envers et contre tout, Alger compte installer une bourse des valeurs

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Coup dur pour l'image de marque du pays après le retrait en bloc de 6 candidats à la Présidence
    · Le candidat restant refuserait la Présidence faute d'une participation massive des électeurs


    Les électeurs algériens n'étaient pas pressés de se rendre hier aux bureaux de vote pour désigner leur nouveau Président, l'unique candidat, M. Abdelaziz Bouteflika (ex-ministre des Affaires Etrangères). A la mi-journée, le taux de participation était de 15,06%, selon le Ministère de l'Intérieur. Il était de 17,03% lors des élections de 1995. Ce sont plus de 17 millions d'Algériens qui sont attendus aux urnes. Généralement, le taux d'abstention est estimé à 40% pour ce genre de scrutin.
    Seul candidat sur la liste après le retrait en bloc des six autres(1), M. Bouteflika a déclaré qu'il refuserait les résultats de ce scrutin en cas de participation timide des électeurs. Le retrait de ses adversaires intervient suite aux fraudes dénoncées par leurs représentants dans les premières opérations de vote des nomades et des militaires. Qualifié d'acte politique fort par les analystes, il n'a pas pour autant surpris beaucoup d'Algériens. En effet, bon nombre d'entre eux ne croient pas qu'un nouveau président issu des milieux politiques pourra éradiquer les tueries des bandes armées. D'ailleurs, les actions de ces dernières sont montées d'un cran lors des préparatifs de ce scrutin. Les présidentielles algériennes transformées en référendum, estiment plusieurs observateurs, ont donné un coup dur à l'image de marque du pays. Ce scrutin était censé faire sortir les Algériens d'une crise qui remonte au début des années 90.
    Mais la crise politique que vit l'Algérie, suite au retrait des adversaires de M. Bouteflika soutenu par le pouvoir, ne semble pas avoir des répercussions négatives sur le volet économique. C'est du moins ce que laissent entendre les déclarations des milieux d'affaires algériens malgré la timidité des investissements. "En dépit des accusations adressées au pouvoir, le scrutin présidentiel devait représenter un signe pour dynamiser l'afflux des investissements. Ainsi, plusieurs représentants des secteurs financiers et industriels s'attendent à ce que ce scrutin puisse asseoir les bases d'une stabilité et restaurer une bonne image de marque du pays.
    L'Association des Banques et des Etablissements Financiers s'attend après les présidentielles à des investissements essentiellement directs ou en partenariat avec des entreprises locales. Pour justifier cet optimisme, les hommes d'affaires mettent en valeur les projets d'ouverture de banques, notamment la Société Générale et Natexis et la création d'une bourse des valeurs encore à l'étude pour le moment. La construction d'un centre d'affaires au centre d'Alger est un signe prometteur pour des hommes d'affaires algériens.

    Mohamed DOUYEB (Reuter/AFP)

    (1) Les six candidats qui se sont retirés sont MM. Hocine Aït Ahmed, président du FFS, Ahmed Taleb Ibrahimi, appuyé par le FIS dissous, Mouloud Hamrouch, Mokdad Sifi, et Youcef Khatib, indépendants, et Abdellah Djaballah, islamiste.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc