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Dossier Enseignement

Violences verbales et physiques, à la maison et à l'école
Par L'Economiste | Edition N°:524 Le 08/06/1999 | Partager

· Violence, absence d'hygiène, de loisirs...
· Une enquête dresse le portrait de 965 enfants d'un établissement primaire à Casablanca


Ce sont 965 enfants, de 7 à 15 ans, soit le nombre d'élèves de l'Ecole Lalla Aïcha à Casablanca, à avoir été sondés par l'enquête élaborée par Mme Soumaya Naâmane Guessous, présidente du Comité de soutien de cet établissement. Objectif, bien connaître la population ciblée, cerner les profils, les besoins et les difficultés. Mais aussi la perception de ces enfants de l'école, plus particulièrement leur vision de l'école idéale.
Cette enquête fait partie des actions menées pour le projet-pilote initié par Wafabank «Une école, une agence». L'Ecole Lalla Aïcha est située dans un quartier démuni relevant de la Préfecture de Ben M'Sik.
Lancée début mars 1999, cette enquête est actuellement en cours de saisie des données. Elle s'est intéressée à la famille, au niveau socio-économique, à la vie des foyers, à l'hygiène et la santé, à la scolarité et aux loisirs des élèves.
En attendant, et à travers les premières impressions, se dégage un portrait d'enfants, pour la grande majorité défavorisés, vivant dans des espaces réduits, des foyers ne disposant pas très souvent ni de salle de bain, ni de cuisine, ni même de toilettes.
Et l'énumération continue: pas de chambre ni d'espace pour travailler. Côté loisirs, c'est la rue pour les garçons et la télévision pour les filles.
Et ce n'est pas tout, leur quotidien est aussi rythmé de violences orale (insultes, cris) et physique (coups). C'est souvent la mère, présente à la maison, qui «frappe le plus» avec la sandale et la ceinture. Le père, lorsqu'il a recours au châtiment corporel, se montre plus violent. Il utilise des câbles ou encore la ceinture. Finalement, «la vie dans les foyers ne prédispose pas à la réussite», souligne Mme Naâmane Guessous. S'il y a violence, poursuit-elle, c'est surtout à cause de la scolarité. Très souvent, l'enfant est puni parce qu'il a de mauvaises notes, n'a pas fait ses devoirs ou a redoublé sa classe. «L'école crée le malheur entre les parents et les enfants».
Lorsque l'enfant quitte son environnement familial, l'école doit être pour lui un lieu de compensation, estime Mme Guessous. Or, cela n'est pas le cas. La vie à l'école est un ensemble de frustrations, d'obligations et de désagréments. Lors des cours de classe, l'élève n'a pas le droit de parler, sinon là aussi les coups pleuvent. Aucun échange n'a lieu entre les élèves et les enseignants. A l'image de l'enseignement au Maroc, la pédagogie privilégie la mémorisation des connaissances au détriment de la réflexion, de l'imagination et de la créativité. Et c'est là, l'un des plus grands éléments de la faillite du système éducatif.

Meriem OUDGHIRI & Malika EL JOUHARI


Des actions pour se réconcilier avec l'école


Depuis le lancement, à la mi-décembre, du projet pilote initié par Wafabank, différentes actions ont été menées. Il s'agit ainsi de l'acquisition en grande partie du matériel didactique de base (règles, équerres, cartes géographiques et historiques,...), des dépistages ophtalmologique et dentaire, déjà réalisés, et de la distribution de vêtements aux nécessiteux (rentrée scolaire et fêtes religieuses). Les enfants de cette école bénéficieront d'une bibliothèque dès la rentrée scolaire prochaine. Côté animation, un atelier de jeux d'échecs a été mis en place pour 160 élèves de 9 ans, encadrés par des moniteurs de la Fédération Royale Marocaine des Echecs, à raison de trois heures par semaine. Il est également prévu la construction d'une salle de projection, une salle d'ordinateurs, des rideaux et l'éclairage pour les classes,... Pour mener à bien toutes ces actions, le Comité de soutien estime le budget à 500.000 DH et concerne l'équipement, les travaux de restauration et l'acquisition de matériel didactique, notamment.

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