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Dossier Enseignement

Les tabous, les enjeux
Par L'Economiste | Edition N°:524 Le 08/06/1999 | Partager

· Pour la première fois depuis 30 ans, le Maroc sort de sa chrysalide de non-dits et de rigidités sur l'éducation

L'enseignement va-t-il sortir de ses tabous qui l'ont handicapé pendant une bonne trentaine d'années? La Cosef, Commission Spéciale Education-Formation, dirigée par M. Abdelazziz Meziane-Belfkih, a été formée pour cela, même si personne ne le dit. Elle rendra sa copie le 30 juin. En attendant, toutes les personnalités qui la composent gardent le silence sur leurs travaux.
Mais la formation de cette Commission a eu un effet politique et intellectuel: les tabous de l'éducation sont en train de tomber. C'est vrai pour les parents. C'est vrai pour les employeurs. Et cela commence même à être vrai pour les enseignants. Il reste le monde politique. Pour lui, c'est un peu plus difficile, car durant trente ans, il a en fait ses choux gras et ses chevaux de bataille...
Les tabous ont des noms: l'arabisation, la gratuité, l'uniformité... ce sont les plus connus, et qui pendant trente ans ont été associés à l'idée de souveraineté nationale, d'indépendance. Pourtant, il suffisait de jeter un oeil dans les écoles pour voir que l'enseignement n'était ni uniforme, ni gratuit, ni même correctement arabisé. De plus, 2,5 millions d'enfants sont toujours en dehors de l'école...
Et il y en a d'autres, des tabous. Ce sont les châtiments corporels, la violence verbale dont sont victimes les enfants tous les jours. La violence est censée apprendre la vie aux jeunes. Mais ce n'est pas l'avis des employeurs: ils trouvent au contraire que les diplômés sont trop mous.
Ce sont encore les tabous du budget, qui affirment qu'il faut plus de moyens pour faire mieux, sans jamais toucher aux structures de fonctionnement de l'Education Nationale. Le Maroc est pourtant le pays où il y a le moins d'élèves par enseignant. Qui eut cru que le Maroc avait un enseignement aussi luxueux?
Mais le Budget a aussi une autre forme de tabou en son sein. C'est le tabou de la centralisation. Elle était censée conduire à la rationalisation et à la gestion parcimonieuse. La centralisation a donné l'un des plus importants gaspillages d'argent et d'énergie que le Maroc ait connu. On ne sait même plus tenir correctement les comptes de l'éducation. Le scandale des cantines scolaires l'a largement prouvé!


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Meriem OUDGHIRI

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