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    Courrier des Lecteurs

    Crédit à la consommation: L'étude de PriceWaterhouseCoopers

    Les résultats feront l'objet d'une réunion avec les autorités monétaires
    Par L'Economiste | Edition N°:666 Le 23/12/1999 | Partager

    · Le débat sur le taux d'enfer n'est pas encore clos
    · L'APSF a pris l'initiative de commander une étude à Price Waterhouse
    · Entre-temps, le TEG est passé à 15,63%


    Le débat sur le TEG (taux effectif global), son calcul, sa capacité de prévention du surendettement et son impact sur
    l'activité des sociétés de financement n'a jamais pu être clos. Les sociétés de crédit à la consommation estiment que la baisse continue du taux est préjudiciable à la pérennité du secteur. Les autorités monétaires, elles, soutiennent que cette baisse est favorable au consommateur qui peut ainsi bénéficier d'un crédit moins cher et, partant, juge que le TEG doit baisser encore plus.
    Pour appuyer sa requête et mettre à la disposition du Ministère une base concrète et chiffrée, l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement) a lancé un appel d'offres pour une étude sur le TEG. Le cabinet conseil international Price Waterhouse Coopers a remporté le marché au printemps dernier. L'objectif de cette recherche était de définir une structure de taux d'intérêt appropriée qui devait ensuite faire l'objet d'une proposition au Ministère. "Le rôle de notre association est avant tout d'éclairer les autorités monétaires sur les problèmes du secteur", affirme M. Mostafa Melsa, délégué général de l'APSF.
    Entre-temps, les autorités monétaires ont décidé de ramener de 70 à 60% la marge dont est majoré le TIMP (taux interbancaire moyen pondéré) pour calculer le TEG. Résultat, le taux d'enfer passe de 17,83 à 15,63% pour la période allant d'octobre 1999 à avril 2000. Cette mesure a suscité l'indignation des professionnels qui ont crié au scandale. "Cette mesure n'a pas été prise en concertation avec la profession", clament-ils. Mais c'est leur parole contre celle du Ministère qui, dans un communiqué rendu public, a démenti formellement: "Contrairement à ce qui a été affirmé par l'APSF dans son communiqué, la décision de baisser cette marge a été prise en concertation avec les représentants de cette association, que ce soit avant la réunion du CNME (le 6 mai) ou lors même de cette réunion". Et de préciser: "Il reste entendu que la concertation n'implique pas nécessairement que la position de l'APSF s'impose aux autorités monétaires".
    Les résultats de l'étude commandée à Price Waterhouse sont sortis le 22 juillet, soit le même jour que l'arrêté du Ministère fixant le TEG à 15,63%. "Nous avons tout de même envoyé une copie de l'étude aux parties concernées, mais jusqu'à aujourd'hui il n'y a jamais eu de réaction", affirme M. Melsa.
    Contactée, la Direction du Trésor a confirmé avoir reçu l'étude au courant de l'été. "Nous comptons nous réunir incessamment avec les responsables de l'APSF à cet effet", est-il indiqué.


    Fiche technique de l'étude


    Thème: Etude de la structure des taux d'intérêt pratiqués par les sociétés de crédit à la consommation
    Objectif: Définir une structure de taux d'intérêt appropriée eu égard aux conditions actuelles d'exploitation et en tenant compte des expériences étrangères et du contexte marocain.
    Echantillon: Dix sociétés dont l'encours global représente 72% du secteur
    Benchmarking: La comparaison avec l'expérience française a été basée dans un premier temps sur un échantillon de sept sociétés : Cetelem, Cofinoga, Sofinco, Finaref, Sovac, Crédit Universel et Franfinance. Les trois dernières ont été ensuite éliminée, car leur activité combinait le crédit à la consommation et le leasing dans des proportions égales.

    Hanaa FOULANI

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