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Economie

Commémoration de la reconstruction d'Agadir

Une batterie de mesures techniques et institutionnelles peu efficaces
Par L'Economiste | Edition N°:720 Le 08/03/2000 | Partager

· Prévues à l'origine pour 60.000 habitants, la ville et sa périphérie abritent aujourd'hui plus de 600.000 personnes

· La conjonction de paramètres tels que le développement économique et la démographie a favorisé une urbanisation de fait


AU menu du colloque sur les prévisions et les préventions des séismes, figurait également le thème de l'urbanisme. Si ce volet a permis de se pencher sur les stratégies urbaines de villes étrangères qui ont subi des catastrophes telles que Beyrouth, Lisbonne ou Kobe, la réflexion s'est surtout focalisée sur le bilan et les perspectives de la planification urbaine d'Agadir. Anéantie à la suite du tremblement de terre du 29 février 1960, cette cité et sa périphérie ont été conçues, souligne le Dr Mohamed Charef, géographe urbaniste à la Faculté de Lettres d'Agadir, «selon un urbanisme fonctionnaliste, une maîtrise du foncier et une rupture avec les traditions arabo-islamistes.» Aujourd'hui, 40 ans après sa reconstruction, les chercheurs se demandent si la planification urbaine adoptée reste adaptée à sa situation actuelle de grande métropole. Prévue à l'origine pour une population de 60.000 habitants, la ville abrite aujourd'hui plus de 300.000 personnes et le Grand Agadir dépasse les 600.000 habitants. Cette croissance démographique galopante, le développement économique de la région et la crise aiguë du logement dans la Municipalité d'Agadir ont favorisé «l'apparition de l'urbanisme de fait», a souligné le professeur Mohamed Ben Attou de la Faculté de Lettres d'Agadir. Situation qui a suscité cette remarque d'un intervenant de la conférence: «Agadir est aujourd'hui victime de sa propre dynamique».

Pour faire face à ces difficultés, les pouvoirs publics ont prévu une batterie de mesures techniques et institutionnelles, «malheureusement celles-ci résolvent difficile- ment tous ces problèmes», ont déploré les conférenciers. Selon eux, la multiplication des intervenants durant toutes ces dernières années dans la gestion urbaine de la ville s'est traduite parfois par des incohérences. Pour remédier à cette situation, «il est de plus en plus urgent de penser l'agglomération dans sa totalité en adoptant une politique de concertation avec l'ensemble des acteurs, habitants compris», conseille M. Charef.

Malika ALAMI

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