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    Assurance-maladie

    La CNSS veut rassurer les cliniques privées
    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Opération de charme de la CNSS auprès des médecins et des cliniques privées
    · Abdeljalil Greft-Alami réaffirme la position de la Caisse


    " L'AMO ne se fera pas contre les médecins, ni sans eux". Les propos qu'a tenus le Dr Abdeljalil Greft-Alami, au cours de l'assemblée générale extraordinaire de l'Association des Cliniques Privées, qui s'est tenue le 20 mars, illustrent parfaitement l'atmosphère de la réunion.
    Le secrétaire général de la CNSS s'est voulu rassurant. Il n'a pas expressément dit que les représentants de la médecine libérale seront associés aux discussions autour du futur régime (dans sa version CNSS). En revanche, selon lui, cliniques et médecins privés constitueront un des principaux acteurs, en tant que producteurs de soins, de l'AMO (assurance-maladie obligatoire).
    L'assurance-maladie obligatoire n'était peut-être pas l'unique point à l'ordre du jour de cette assemblée.
    En revanche, ce fut le thème qui a focalisé le débat. Les cliniques privées avait émis ces dernières semaines des inquiétudes sur la tournure qu'ont prise les discussions sur l'AMO. " Il est anormal que la CNSS soit juge et partie dans cette affaire", avait affirmé le Dr Farouk Iraki, président de l'Association Nationale des Cliniques Privées au cours du dernier Conseil national du patronat. Juge en tant que gestionnaire du futur régime. Partie à travers les polycliniques. "De toutes les manières, la CNSS envisage une gestion indépendante des polycliniques", a souligné le Dr Greft-Alami.
    Sur un autre registre, la CNSS a également réaffirmé sa position sur le dossier de l'AMO. "La Caisse ne peut pas rentrer en concurrence avec les compagnies d'assurances", a rappelé le Dr Greft-Alami. "L'AMO est du ressort de la sécurité sociale est c'est elle qui devrait la gérer. Toutefois, si on estime qu'elle doit s'effectuer dans un régime concurrentiel, elle devrait, dans ce cas, s'organiser en dehors de la Caisse", poursuit-il.
    D'autres options pourraient également être envisagées, "la Caisse peut gérer le système de base, alors que les compagnies d'assurances et les mutuelles privées pourraient assumer la protection sociale". Reste que "la Caisse ne peut pas s'engager financièrement dans un régime déjà écrémé, surtout que c'est l'équilibre financier de la Caisse qui est en question", affirme le Dr Greft-Alami.
    Toujours concernant l'AMO, l'un des points débattus porte sur la nature des prestations qui seront fournies et sur la population couverte. Les intervenants ont notamment rappelé qu'il fallait tenir compte, notamment de l'évolution de la pyramide des âges, un phénomène auquel le Maroc n'échappe pas non plus, et du profil épidémiologique du pays.

    Khadija MASMOUDI

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