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    Politique Internationale

    Grossesse et Ramadan : Attention au 3ème trimestre

    Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

    La Fondation Hassan II pour la Recherche Scientifique et Médicale sur le Ramadan a entrepris une série d'études sur des femmes enceintes, des femmes en période d'accouchement et des sujets témoins.

    "La femme enceinte subit de modification hormonales et biologiques importantes, et différentes selon les mois, et surtout d'un trimestre à l'autre", affirme le Pr Abdelouahab Tazi, membre fondateur de la FRSMR. Par ailleurs, la grossesse se caractérise par une interaction permanente entre le foetus et sa mère. En particulier, le foetus exploite tous les nutriments de l'organisme maternel. "Par conséquent, toute perturbation de ces nutriments, en quantité ou en qualité, entraînera des conséquences au niveau de l'évolution du foetus, explique le Pr Tazi. D'où l'idée que le jeûne des femmes enceintes peut avoir des conséquences sur la grossesse, sur le foetus et même sur l'accouchement".

    Afin de répondre à toutes les questions, le débat sur la grossesse et le Ramadan aura lieu dans 2 ans. Toutes les enquêtes de la FRSMR sont en cours, mais une thèse de doctorat sur ce thème a permis d'obtenir quelques résultats préliminaires " à prendre avec beaucoup de réserves", signale M. Fettouh Tazi, "car cette recherche ne prend pas en compte tous les paramètres scientifiques requis". L'enquête, complétée par une évaluation avec des gynécologues, a été réalisée au moment de l'admission pour accouchement de 200 femmes. Il en est ressorti que le jeûne au cours du 3ème trimestre de grossesse, durant lequel le poids du bébé est multiplié par 5, aurait des conséquences néfastes sur l'accouchement et sur le nouveau-né. Si le jeûne au cours du 8ème mois de grossesse pose quelques problèmes, le foetus au 9ème mois est très sensible au jeûne de sa mère. De même, les jeûneuses du 3ème trimestre ont présenté un travail d'accouchement beaucoup plus long et plus compliqué que les autres. Par ailleurs, les test d'APGAR passés aux nouveau-nés de ces mêmes parturientes révélaient des insuffisances pour un grand nombre de cas. "Un travail rétrospectif sur la scientificité de l'enquête a révélé qu'elle aurait dû tenir compte d'autres paramètres, tel que le niveau socio-économique des parturientes, leur état général de santé, etc...Néanmoins, ces résultats préliminaires devront être exploités par de futurs travaux qui prendront en compte tous les paramètres nécessaires".

    Du point de vue religieux, le Coran n'évoque pas directement la question du jeûne de la femme enceinte. Mais la Chariaâ stipule que si une femme en état de grossesse se sent fatiguée par le jeûne, elle peut le rompre et le récupérer ultérieurement.

    B.L.

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