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Economie

Grogne des pharmaciens et des médecins
Les réponses du ministre de la Santé

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

Le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, s’est réuni, lundi dernier, au siège de son département, avec les responsables de l’Ordre des pharmaciens, de la Fédération des syndicats des pharmaciens et de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique. C’était pour discuter du projet du nouveau code. Les pharmaciens iront voir le Premier ministre. Les médecins sont aussi en colère. Biadillah s’explique.- L’Economiste: Les pharmaciens critiquent sévèrement le projet du nouveau code et disent que votre département ne les prend pas au sérieux.- Mohamed Cheikh Biadillah: Ce sont des partenaires solvables qu’on ne peut pas ne pas respecter. Nous avons déjà travaillé en collaboration. Nous avons répondu à 41 propositions. Les points en suspens sont discutables et négociables. Nos portes sont ouvertes. Je les ai reçus à maintes reprises et j’ai discuté même avec l’équipe technique qui a façonné les textes. Cette équipe ne les a pas convaincus sur certains points. Maintenant que les pharmaciens posent quatre ou cinq questions, le Parlement dispose des textes et pourrait apporter tous les amendements possibles.- Le rejet du texte est-il envisageable?- Le rejet n’est pas possible. Nous sommes un pays démocratique. Le peuple marocain et SM le Roi ont mis des institutions constitutionnelles pour trouver des solutions aux problèmes que nous avons. Ce texte est passé en Conseil des Ministres. Il est au Parlement et c’est ici qu’il peut être amendé. Il faut noter que grâce à ce code, on a libéralisé le capital en amont au niveau industriel. Donc, il va y avoir plus d’emplois pour les pharmaciens. Lesquels peuvent garder les grossisteries. Nous avons élargi la définition du médicament pour inclure tout ce qui est stérile. Même des produits qui se vendaient auparavant dans les supermarchés, y compris le lait infantile, seront dorénavant vendus exclusivement en pharmacie. Il ne faut pas oublier aussi que le financement du système de santé passe de 3,6 à 6 milliards de DH. De cette enveloppe, 30% seront réservés aux médicaments. Ce qui constituera une bouffée d’oxygène extraordinaire pour les pharmaciens. Maintenant, ce qu’il faut dire, c’est qu’ils sont très nombreux. Les familles marocaines doivent comprendre que le pharmacien n’est pas obligatoirement très riche parce qu’il décide d’être pharmacien. Le secteur est saturé. Il faut que les gens tiennent compte de cela.            - Et pour les médecins, pourquoi y a-t-il autant de mécontents?- Les médecins arrivent sur le marché du travail à 31 ans. Ils plafonnent à 54 ans parce qu’ils n’obéissent pas à un quota comme le reste des professions. Ils commencent à l’échelle 336 et ils plafonnent rapidement. Il nous est très difficile d’ouvrir actuellement le dossier des salaires. Certains dossiers sont par ailleurs ouverts avec les cinq centrales syndicales représentées au Parlement. Pour le cahier syndical de primes d’astreinte, de garde, le principe est acquis. Les médecins vont bénéficier de ces primes lorsque le problème sera définitivement réglé avec les syndicats. Concernant les primes de responsabilité, elles ont obtenu l’accord de presque tous les partenaires, syndicats et gouvernement. C’est déjà un pas en avant extraordinaire. Reste à noter que la masse salariale consomme 63% de notre budget et que l’un des points d’attraction de notre ministère est l’équipement des hôpitaux. Alors que seuls 18% du budget restent pour le matériel. Il faut absolument doter les hôpitaux d’équipements biotechnologiques modernes. Ainsi, on pourra capter une partie de la manne que va générer l’AMO. Actuellement, nous captons 20% des lits pour 5% du financement du système. Il faut absolument réfléchir ensemble au moyen de capter au moins 30%.Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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