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Economie

Grippe aviaire
Les professionnels calment les craintes

Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

. Ils mènent campagne. Le Maroc paré contre le fléau. La consommation de la volaille reprendLa grippe aviaire fait les choux gras de l’actualité internationale. Au Maroc aussi, le fléau inquiète. Les prix de la volaille ont vertigineusement chuté au cours de ces deux dernières semaines. Au grand dam des professionnels qui réagissent en invitant la presse à une rencontre, mercredi à Casablanca, d’information et de sensibilisation. «Le risque existe mais il est minime car le Maroc est mobilisé depuis l’apparition des premiers cas dans le monde», souligne Moha Marghi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture. Par ces mots, on affiche la volonté des associations professionnelles, vétérinaires et autorités publiques de reconquérir la confiance du consommateur. D’abord par la maîtrise du sujet et du terrain. Des descriptions détaillées de la situation dans le pays et des mesures préventives ont été fournies par les représentants du ministère de tutelle et les professionnels sanitaires. «Aucun cas d’infection n’a été constaté au Maroc», souligne Maghri. La surveillance des frontières aériennes et terrestres ainsi que les contrôles sanitaires ont été renforcés. «Mais il n’y a pas eu de mobilisation particulièrement accrue. Ces mesures font partie d’une stratégie adoptée en 2003», ajoute le représentant du ministère. Ainsi, le Maroc se conforme au plan de prévention en vigueur. Il s’agit d’un programme mis en place juste après la survenue des premiers cas asiatiques. Le pays avait alors réagi en créant une commission nationale «qui a mis en place un ensemble de mesures». Cette commission regroupe entre autres les vétérinaires, les professionnels, les représentants des ministères de l’Agriculture et de la Santé, le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts ainsi que l’Institut agronomique et vétérinaire. Leur mission est de suivre l’évolution du fléau au niveau mondial et de réagir rapidement aux anomalies pouvant apparaître. Plus d’un millier de vétérinaires des secteurs privé et public et quelque 1.200 techniciens seraient ainsi déployés pour assurer le suivi du programme. «Le pays est à l’abri de toute infiltration du virus de l’influenza aviaire», déclare un vétérinaire. A noter que le Maroc a interdit, par mesure de sécurité, l’importation de volailles provenant des pays touchés. Les Marocains se sont-ils inquiétés pour rien? Selon les intervenants, oui. Mais ils reconnaissent un déficit de communication. Un membre de la Fisa ajoute «que le mal est fait» et qu’il sera difficile de retrouver la confiance du consommateur. «Nous ne voulions pas faire de la surmédiatisation. Et c’est peut-être un tort», répond Hamid Ben Azzou de la direction de l’Elevage. Il ajoute que son département est prêt à collaborer avec les médias afin de se rattraper.La situation est en effet critique pour le secteur. Les prix de la viande blanche ont chuté à 8 DH le kg contre environ 13 à 14 DH en situation normale. «Plusieurs producteurs vendent à perte. Mais la situation semble s’améliorer avec l’approche de l’Aïd», confie un éleveur. Cependant, la baisse de la consommation n’est pas seulement liée à la «psychose» ambiante. Pour Youssef Alaoui, président de la Fisa, l’augmentation de la production annuelle de la volaille est aussi en cause. Le Maroc a produit cette année 6,5 millions de poussins contre 5 millions en 2004. Par ailleurs, le danger des oiseaux migrateurs inquiète l’opinion publique, qui estime que «le Maroc n’a pas les moyens de protéger ses aires». «Si, rétorque Ben Azzou, nous disposons de technologies pointues. Les zones humides se trouvant sur le circuit des oiseaux migrateurs sont identifiées et sont surveillées en permanence par des spécialistes». Pour ce qui est des moyens financiers et «en cas de pandémie», les actions seront financées par le Fonds spécial de la santé animale». Signalons enfin qu’une convention-cadre a été signée entre l’Oena (Observatoire épidémiologique national en aviculture), créé en 2001 et la Fisa, afin de soutenir la qualité de la production avicole marocaine.


Faut-il se méfier?

«L’influenza aviaire représente plus de risques pour le cheptel avicole que pour l’être humain», explique Hamid Ben Azzou. Les risques pour les consommateurs sont ainsi quasi inexistants. Vétérinaires et professionnels ont expliqué que le virus n’est pas transmissible à travers la consommation de la viande. Il n’y a que le contact avec la volaille vive infectée qui est risqué. Une bonne cuisson de la viande est par ailleurs une mesure qui éloigne définitivement le risque. Preuve en a été donnée par les organisateurs de la rencontre qui se sont fait un devoir de faire déguster au public présent du bon poulet… non grippé.Ichrak MOUBSIT

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