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    Economie

    Grippe aviaire: Trois grandes régions à risque

    Par L'Economiste | Edition N°:2143 Le 02/11/2005 | Partager

    . Le plan de bataille fin prêt. Il s’appuie sur 6 phases «NE pas céder à la psychose». Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, veut rassurer à un moment où la menace est mondiale et omniprésente: «aucun cas de la grippe aviaire, animale ou humaine, n’a été détecté au Maroc». Mais c’est la saison de la migration des oiseaux au Maroc et le pire est à craindre pour une éventuelle contamination. Surtout que, dans ce cas de figure, la marge de manœuvre pour faire face au fléau est petite. Aujourd’hui, la menace pèse sur l’Europe centrale. Elle est même arrivée en Angleterre. Malgré tout, Biadillah a relativisé la situation, lors d’une conférence de presse conjointe avec Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture, et Abdeladim Lhafi, Haut-commissaire aux Eaux et Forêts, tenue lundi 31 octobre à Rabat. «Jusqu’à aujourd’hui, la maladie de la grippe aviaire ne se transmet pas d’un homme à l’autre. Elle est toujours limitée à la volaille», tient à préciser Biadillah. A relativiser aussi la portée épidémiologique du A H5N1, virus responsable de l’influenza aviaire. Preuve en est la grippe normale qui tue plus de 10.000 personnes en Europe. Chaque année, 3 millions de personnes meurent du Sida et 2 millions du malaria sans que, pour autant, la communauté internationale soit aussi anxieuse qu’elle l’est pour la grippe aviaire, souligne le ministre. Au Maroc, un plan national de préparation et de riposte, décliné en 6 phases, a été mis en place. Il met l’accent sur la célérité de détection des premiers cas humains. La phase 3 insiste sur le renforcement du réseau «sentinelle» de surveillance clinique et virologique. Quant à la phase 5, elle stipule l’interdiction des voyages à destination et en provenance des endroits où des foyers de la maladie ont été détectés. Laenser a, par ailleurs, réaffirmé le prolongement de l’interdiction d’importer les volailles vivantes et produits originaires de pays où des cas de la pandémie ont été signalés. Biadillah a aussi rappelé que la pandémie est suivie depuis avril 2003. En 2004, une commission interministérielle a été mise en place pour coordonner les interventions des différents départements. Aujourd’hui, une vigilance particulière est menée au niveau des frontières. Le risque résidant particulièrement dans l’introduction frauduleuse de produits d’élevage contaminés. Par ailleurs, des équipes de vétérinaires scrutent les oiseaux migrateurs. Lhafi a, pour sa part, énuméré les zones à risque. Il s’agit de trois grandes régions de concentration des oiseaux en hivernage: le marais du bas Loukkos, Merja Zerga, lac Sidi Boughaba, les lagunes de Sidi Moussa à Oualidia, les embouchures de Souss-Massa, la lagune de Khnifiss et la baie de Dakhla. Cette mobilisation a profité, indique le ministre, des leçons tirées du programme de prévention du SRAS qui a permis la création de deux laboratoires nationaux à Casablanca et Rabat. Quant au traitement, le fameux antiviral du laboratoire pharmaceutique Roche ne convainc pas encore. A ce propos, Biadillah n’a pas caché sa crainte d’une forte résistance du virus en l’absence d’un vaccin efficace.


    Pression économique du A H5N1

    DEPUIS le début de la pandémie de la grippe aviaire, 200 millions de volatiles ont été décimés en Asie pour un coût financier de 10 milliards de dollars. Toutefois, les possibilités de déplacement du virus sont grandes. Aujourd’hui, la collaboration entre pays riches et pauvres est incontournable pour circonscrire l’épidémie. Il y a aussi un grand effort à fournir au niveau de la sensibilisation des populations pauvres, grandes consommatrices de viandes de volailles, moins chères. Le gouvernement doit aussi résoudre le dilemme de la pression économique sur le secteur avicole. Tout dépend des évolutions futures que le phénomène connaîtra et de la qualité de la communication qui se fera autour.Mostafa BENTAK

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