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International

Grippe aviaire: Pas de «flambée» en 2007

Par L'Economiste | Edition N°:2491 Le 23/03/2007 | Partager

. Les plus grandes inquiétudes concernent l’Indonésie, selon la FAO et l’OIELes foyers de grippe aviaire ne devraient pas connaître en 2007 de «flambée» comparable à celle de 2006, estiment des experts réunis à Vérone (sud de l’Italie) pour une conférence internationale, même si la lutte contre le virus reste évidemment de mise. La conférence, organisée par l’Agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Institut zooprofilactique de la région Vénétie (IZSV) du 20 au 22 mars, a permis à des scientifiques du monde entier de faire le point sur le virus et notamment de comparer leurs expériences en vaccination animale.«Nous n’avons évidemment pas de boule de cristal, mais on peut dire qu’on ne se trouve pas dans la situation de 2006», année où la grippe aviaire s’était notamment installée en Afrique, explique à l’AFP Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO.«On observe au plan mondial un décroissement en termes de quantité virale. La présence de la maladie au sein de la population d’oiseaux sauvages est moins élevée que l’année dernière où on avait connu une flambée du virus», renchérit Bernard Vallat, directeur général de l’OIE. «On trouve par exemple beaucoup moins d’oiseaux morts, où que ce soit dans le monde, et le virus circule donc moins. On ne s’attend donc pas pour 2007 à une nouvelle explosion de foyers, même s’il y a toujours le risque d’avoir des phénomènes localisés», souligne Vallat.Pour le responsable de l’OIE, les oiseaux sauvages «ont peut-être appris à résister naturellement au virus», ou bien «l’agressive» souche H5N1 est en train de «décroître», car «toutes les souches naissent puis finissent par mourir un jour». «Globalement, les systèmes d’alerte, de détection et de réaction sont à présent beaucoup plus rapides dans la majorité des pays concernés, et les réponses apportées sont bien meilleures. Le virus circule moins, il y a moins de foyers et beaucoup sont sous contrôle», souligne aussi Joseph Domenech.Il serait cependant «illusoire et irréaliste» de penser éradiquer à court terme un virus qui «continue de circuler et qui peut donc constamment réapparaître», prévient le vétérinaire en chef de la FAO. Selon lui, «nous sommes toujours dans le cas d’un risque d’apparition d’un virus pandémique. La surveillance va devoir être maintenue pendant des années. Et il va falloir vivre avec ce virus comme on vit avec beaucoup d’autres maladies, même si celle-ci est un peu spéciale».


Volonté politique

Pour la FAO comme pour l’OIE, le constat est le même: si les solutions pour lutter contre la grippe aviaire ont démontré leur efficacité, la clé reste la volonté politique de chaque pays à les mettre en oeuvre.«Il reste encore trois pays qui ne sont pas capables de gérer la situation, l’Indonésie, l’Egypte et le Nigeria, et qui entretiennent ainsi des réservoirs du virus qui peuvent repartir ailleurs», souligne Bernard Vallat. «L’absence de stratégie nationale, le manque d’implication politique et la désorganisation de ces pays font que beaucoup de foyers, et aussi de cas humains de la maladie, se développent», déplore Joseph Domenech, qui dit avoir «les plus grandes inquiétudes» concernant l’Indonésie.Depuis 2003, 171 personnes sont mortes dans le monde après avoir été contaminées par le virus H5N1, la majorité se trouvant en Indonésie, avec 66 décès recensés.Synthèse L’Economiste

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