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    Economie

    Grippe aviaire: L’arsenal renforcé

    Par L'Economiste | Edition N°:2362 Le 15/09/2006 | Partager

    . Mobilisation au niveau des postes frontières, premier sas d’entrée de la maladie. Le Maroc vient de se procurer 19 millions vaccins. Les services vétérinaires dotés de gros moyens La traque de la grippe aviaire reprend. Et pour cause, les oiseaux sauvages s’apprêtent à entamer leurs migrations automnales dès le 15 septembre. Plusieurs équipes internationales sont à pied d’oeuvre pour surveiller l’apparition du virus. Au Maroc, le système d’alerte rapide est lancé. «La direction de l’Elevage a procédé à la réactivation et au renforcement du plan national de surveillance», a indiqué Dr Hamid Benazzou, directeur de l’élevage. Il a été ainsi procédé au recrutement de 20 médecins vétérinaires supplémentaires. Le but étant de combler l’insuffisance en personnel aussi bien au niveau des services vétérinaires que des laboratoires. Ces nouvelles recrues ont pris leur fonction depuis le 1er septembre. De même, plusieurs sessions de formation en matière de techniques de diagnostic de l’influenza aviaire ont été organisées au cours de cette année au profit du personnel de ces laboratoires, avec le concours d’experts internationaux. En matière d’équipement, d’autres laboratoires vétérinaires régionaux (Agadir et Tanger) ont été assurés en réactifs et en matériel de diagnostic rapide de la maladie (appareil PCR en temps réel). Ces laboratoires s’ajoutent à ceux déjà disponibles sur Rabat (Biopharma et laboratoire national de contrôle des médicaments vétérinaires). Les services vétérinaires provinciaux ont été dotés en fournitures techniques (réfrigérateurs, glacières électriques, glacières, portatives, trousses d’autopsie, GPS…) et aussi en matériel de protection (gants, masques de protection, lunettes, bottes, blouses jetables…). Ils ont été, en outre, alimentés en produits de désinfection afin de leur permettre de travailler dans de bonnes conditions de biosécurité. De plus, ces services seront renforcés en matériel de protection dont un stock est déjà disponible au niveau de la direction de l’Elevage. Objectif: satisfaire, à court terme, les besoins pendant la période automnale. Au niveau des postes frontières, la surveillance se poursuit sans relâche. Ce volet a été discuté lors de la dernière session de l’OIE et à laquelle à participé Benazzou. A l’issue de cette session, il ressort que la principale porte d’entrée de la maladie demeure terrestre à travers le commerce frauduleux des volailles. D’autre part, les mesures d’interdiction d’importation de volailles et de leurs produits ainsi que des autres espèces d’oiseaux non domestiques, prises l’année dernière, demeurent toujours en vigueur. Sur le plan législatif et réglementaire, l’arrêté ministériel relatif aux mesures «complémentaires et spéciales» pour la lutte contre l’influenza aviaire vient d’être publié au BO. Cet arrêté prévoit également l’allocation d’indemnités aux éleveurs en cas de mise à mort d’oiseaux atteints ou contaminés par la maladie (cf. www.leconomiste.com) Parmi les autres mesures établies, le renforcement sur le plan de la communication, de la sensibilisation et de l’information. Un programme a été élaboré en collaboration avec le ministère de la Communication et les professionnels (la FISA, notamment). Ce programme est basé sur des supports audiovisuels et des brochures. Objectif: éclairer l’opinion publique sur la maladie et son évolution ainsi que les mesures prises par les autorités. Sur le plan stratégique, le Maroc vient de se procurer un stock de sécurité du vaccin contre la grippe aviaire (19 millions de doses de vaccin inactivé, sérotype H5N2 dont 5 millions en cours d’acquisition). «Il s’agit d’un stock stratégique dont l’utilisation sera décidée en fonction de l’évolution de la maladie», indique le directeur de l’élevage. En 2006, une partie de ce stock en vaccin (environ 110.000 doses) a été utilisée pour la vaccination des oiseaux des parcs zoologiques et quelques élevages en captivité (outardes, autruches, faucons…).


    Pas de soucis financiers

    «Au niveau de la santé animale, nous disposons d’un budget annuel d’environ 200 millions de DH, étalé sur deux ans (2005-2006)», souligne Benazzou. «Nous avons mis en place des mécanismes qui peuvent être mobilisés à tout moment pour financer toute opération contre la grippe aviaire», poursuit-il. Le Royaume dispose aussi d’un fonds du développement agricole outre un fonds spécial mobilisé au niveau de la primature. «Donc, nous n’avons pas de souci quant aux ressources financières», souligne Benazzou. La mobilisation des crédits dépend de la crise et de son importance: surveillance, déclaration de cas ou bien lutte contre foyers. Fatim-Zahra TOHRY

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