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    Economie

    Grèves des dockers: Les importations mises à mal

    Par L'Economiste | Edition N°:2410 Le 28/11/2006 | Partager

    . Le syndicat compte prolonger le mouvement de 24h. Grosses files d’attente à CasablancaLe conflit entre le département de l’Equipement et le syndicat des dockers affiliés à l’UMT s’éternise. Entre réunions de crise, négociations, menaces et grèves de zèle, le feuilleton n’en finit pas. Le bras de fer se durcit, et c’est une grève générale de 24 h qu’a entamée depuis hier le syndicat sur l’ensemble des ports. Le «conflit» risque de s’enliser encore si aucun terrain d’entente n’est trouvé. Le mercredi 24 novembre à Rabat, au bout d’une réunion marathon de 6 heures, les deux parties n’avaient pas réussi à surmonter le différend (cf.www.leconomiste.com). Celles-ci campent sur leurs positions et l’UMT annonce déjà que la grève sera renouvelée si aucune issue n’est trouvée. A l’heure où nous mettions sous presse, le syndicat maintenait encore sa menace. Au ministère, on se dit étonné de l’annonce: «L’Etat a déjà affirmé son engagement à garantir des emplois à toute la main-d’œuvre travaillant actuellement pour le compte des stevedores du port de Casablanca, ainsi que le respect de leurs droits acquis. Les 1090 dockers seraient repris par la nouvelle société Somaport -dont la Comanav est chef de file-». Les mêmes solutions seront redéployées au niveau des autres ports, a-t-on promis au département de Karim Ghellab. Pour les stevedores, c’est tout ou rien, et tout de suite. «Nous voulons des garanties pour l’ensemble des dockers du pays qui sont au nombre de 2.000», réclame Saïd Hairech, secrétaire général du syndicat. Le mouvement, entamé à 7 heures, est suivi à 100%, selon le syndicat, et aurait réussi à immobiliser 22 navires à Casablanca, 4 à Safi, 3 à Agadir et 2 à Tanger. A la direction de l’Exploitation du port à Casablanca, on parle plutôt d’une dizaine de bateaux en rade. Quoi qu’il en soit, le trafic est sérieusement perturbé depuis le début du bras de fer, et les opérateurs économiques se disent sérieusement irrités par ces négociations qui n’en finissent pas. «Nous avons des retards d’évacuation énormes, des files d’attente, au port de Casablanca, sur deux à trois kilomètres, de la porte n°1 jusqu’au nouveau terminal à containers», se plaint l’un des principaux transitaires de la capitale économique. Une situation qui ne manquera pas d’impacter l’ensemble de l’activité économique. «Les textiliens, par exemple, qui importent les matières premières, en admission temporaire, risquent d’être sérieusement pénalisés par les donneurs d’ordre pour non respect des délais», ajoute-t-il. Pour les responsables de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (APEFEL), aucun retard n’est à déplorer, vu que plus de 80% des expéditions se font par camion. Aucun risque donc pour la tomate notamment qui est en plein campagne. Pour Ammallaoui Rizgui, directeur de l’Association des agents martimes consignataires des navires et stevedores du Maroc (ASSAMAT) «c’est tout un pan de l’économie marocaine qui est paralysé». Les entreprises qui dépendent de l’import se retrouvent dans une impasse surtout à l’approche des fêtes où les importations battent leur plein. Celles-ci coïncident cette année avec l’Aïd El Kebir, et plusieurs commerces qui pourraient en pâtir. Amine BOUSHABA

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