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Grève dans la Santé aujourd’hui et demain

Par L'Economiste | Edition N°:2137 Le 25/10/2005 | Partager

. Les syndicats s’en remettent à Jettou . 480 centres de santé fermés par manque d’effectifs PIC de fièvre dans la Santé. C’est la deuxième grève en moins de deux semaines qui est observée aujourd’hui et demain. Les 5 fédérations de la Santé relevant de la CDT, la FDT, l’UGTM, l’UMT et l’UNMT (syndicat du PJD) reviennent à la charge. Leur débrayage sera relayé par un mouvement du Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), qui appelle à un arrêt de travail, les 26 et 27 octobre. C’est la première fois dans la Santé que 5 centrales syndicales se mettent d’accord sur le même cahier revendicatif et émettent des communiqués communs. Alors que les syndicats reprochent au gouvernement de ne pas exécuter ses engagements, Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, voit les choses autrement. Pour lui, il s’agit d’«une grève non justifiée». D’autant plus que, selon le ministre, Jettou avait demandé aux syndicats, au début de la rentrée, un délai de paix sociale. «Les portes du dialogue sont ouvertes et le gouvernement a accepté tout le cahier revendicatif en suspens depuis 40 ans en le dotant d’une enveloppe de 200 millions de DH», a-t-il souligné.Selon la plupart des responsables de fédérations, les problèmes en suspens dépassent aujourd’hui le ministère de la Santé. C’est désormais le gouvernement en la personne du Premier ministre Driss Jettou qui est saisi. Il s’agit de revoir tout le statut du corps médical qui a été réformé en 1999, en laissant plusieurs points importants en suspens. Abelkader Tarfaye, secrétaire général de la Fédération nationale de la santé, relevant de l’UNTM cite en premier lieu le doctorat de médecine qui n’est toujours pas reconnu comme un doctorat d’Etat. D’autres évoquent la prime de spécialité qui ne dépasse pas la modique somme de 1.800 DH, sachant qu’un médecin généraliste dans le public touche entre 7 et 8.000 DH par mois. Dans ce cas, c’est le ministère des Finances qui est accusé de manque de générosité. Outre les conditions de travail qualifiées de «déplorables», les grévistes remettent sur le devant de la scène le débat sur les effectifs. Le caractère altruiste et humain de la profession est désormais évoqué par les responsables syndicaux. Car finalement, si les conditions devraient s’améliorer pour l’usager, elles le seront aussi pour les professionnels. C’est sur ce nouveau front que l’action syndicale devra agir. «480 centres de santé et hôpitaux sont fermés par manque de personnel, surtout dans les régions éloignées», souligne un responsable syndical. La première revendication qui jusqu’ici était purement matérielle bascule sur «la nécessaire augmentation du nombre du personnel soignant». On recense, aujourd’hui au Maroc, 25.000 infirmiers et 7.000 médecins entre généralistes et spécialistes. Ces chiffres, auxquels il faut soustraire 300 médecins spécialistes et les 1.183 infirmiers qui ont opté pour le départ volontaire, sont considérés très en deçà des normes requises. Toutes proportions gardées, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) exige un médecin pour 500 habitants.


Cumul

LE cahier revendicatif du corps médical est lourd. Les médecins veulent que leur situation matérielle soit améliorée d’urgence. Sans oublier leur statut dont les derniers changements de 1999 n’auraient pas été suffisants pour améliorer leur situation. Ils insistent par ailleurs sur les indemnités de risque professionnel qu’ils «faut intégrer dans le calcul de la retraite». Quant aux infirmiers, ils pointent du doigt le blocage des promotions annuelles. Ils exigent aujourd’hui que le quota annuel soit appliqué pour éviter le cumul des dossiers qui n’ont pas été satisfaits depuis des années.Mostafa BENTAK

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