Economie

Grève: Comment se sont comportées les villes

Par L'Economiste | Edition N°:2776 Le 14/05/2008 | Partager

. Forte mobilisation à Marrakech, Rabat et Tanger. L’Istiqlal protège son fief à FèsLA riposte des syndicats aux rounds du dialogue social ne s’est pas faite attendre. Comme annoncé, un mouvement de grève largement suivi a été enclenché hier mardi dans les secteurs public et semi-public. Relayé par l’UNTM, la FDT, l’UMT et l’ODT, le mouvement a touché plusieurs administrations: collectivités locales, santé, enseignement, justice, finances…Rappelons au passage que l’UGTM (proche de l’Istiqlal) a préféré se ranger du côté du gouvernement. Quant à la CDT, elle prépare un autre mouvement «avec plus d’effet, le 21 mai», annonce la centrale. A Marrakech, le taux de participation aura été des plus élevés. Plusieurs administrations ont été paralysées. Elles ont répondu à l’appel de grève lancé par la Fédération démocratique du travail (FDT). La grève, selon Mohamed Belkass, trésorier de l’Union locale de la centrale, aura été suivie en moyenne par «près de 90% des fonctionnaires et agents de la fonction publique». Du côté des autorités locales, l’on parle d’un taux de participation de près de 60%. La participation a été plus importante (70%) dans les administrations des finances, de la justice, de l’enseignement et de la santé.A l’hôpital Ibnou Tofaïl par exemple, qui fait office de CHU, tous les services -sauf les urgences- n’ont pas accueilli de malades hier. En revanche, dans les établissements publics et les collectivités locales, le taux de participation est estimé à près de 40%. Pour Rabat, le taux de participation a été évalué entre 65 et 85%, selon les administrations. Le mouvement de grève y a été suivi avec des taux de participation qui varient d’un secteur à l’autre, mais avec une grande différence entre les données des syndicats et celles des autorités. Le taux avancé par Hakech Mohamed, SG adjoint de l’Union syndicale de la fonction publique (UMT) avoisine les 90%. Alors que les chiffres officiels sont en dessous de ce niveau et varient selon les régions. Le taux le plus élevé a été réalisé à Témara avec 86%. Quant à la participation la plus faible, elle a été constatée au niveau de la région de Khémisset. A Fès toutefois, le taux de participation n’a atteint que 36,53%.Par secteur, c’est la justice qui a enregistré le taux le plus élevé avec 80,56%. En deuxième rang, l’on trouve le secteur de l’équipement et du transport avec 75%. L’enseignement a pour sa part recensé 69,1% de protestataires. Quant à la santé, l’on compte 48,3% de grévistes. Pour ce qui est du département de l’Agriculture, le mouvement a touché 40,7% du personnel. Vient juste après l’administration des finances avec 28,47%. De leur côté, les collectivités locales ont travaillé normalement malgré que 14,22% de leurs effectifs aient observé la grève.A Tanger, le mouvement a été suivi à 70% en moyenne. Au niveau des collectivités locales, le taux de participation a atteint les 100% puisqu’aucune des circonscriptions de la ville n’a ouvert ses portes hier jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse. Au niveau de l’enseignement, le taux de participation a largement dépassé les 70%, en cours de journée. De source syndicale, le taux de participation a atteint les 60% dans les services de santé.


Négociations

Pour Abdelilah El Halouti, vice-secrétaire général de l’UNTM, le gouvernement doit revenir à la table des négociations le plus vite possible. «Il n’est pas question d’attendre jusqu’en septembre», dit-il. Ce dernier ajoute aussi qu’il faut changer la méthodologie de dialogue parce qu’elle est contreproductive. Enfin, les centrales syndicales sont invitées à resserrer leurs rangs afin de mieux défendre les intérêts des travailleurs.De nos correspondants

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