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Société

Grève au CHU de Fès

Par L'Economiste | Edition N°:2638 Le 25/10/2007 | Partager

. Les enseignants suspendent leur activité pendant 48 heures. Ils déplorent les conditions de travail Mauvais début de mandat pour Yasmina Baddou, nouvelle ministre de la Santé publique. En effet, le ton est donné. Les enseignants du CHU de Fès ont accueilli sa récente nomination par l’organisation de deux mouvements de grève. Après une grève d’une journée, la semaine dernière, les professeurs récidivent, les 24 et 25 octobre, avec deux journées de grève. «Seuls les services de réanimation et des urgences fonctionnent», affirme Omar El Mesbahi, professeur assistant en oncologie. Les grévistes menaçent aussi de durcir le mouvement si leur cause n’est pas entendue. Certains font planer le spectre d’une démission collective. Rappelons qu’en 2003, et dans des conditions similaires, plusieurs médecins ainsi que le DG du même CHU avaient rendu leurs blouses. Aujourd’hui, les revendications demeurent inchangées. Les conditions de travail sont jugées inadmissibles par les enseignants. Pour rappel, la faculté de médecine a été fondée en 1999, sans CHU. En attendant sa création, ce sont les trois vieux hôpitaux de la ville, à savoir Ghassani, Omar Drissi et Ibn El Hassan, qui font fonction de CHU. C’est là où réside justement le problème. L’architecture de ces hôpitaux est inadéquate pour accueillir des étudiants: insuffisance de salles, manque de matériel, éloignement géographique…«Avant que ces hôpitaux ne deviennent universitaires, il fallait d’abord les remettre à niveau. Le budget de fonctionnement suffit à peine à couvrir les besoins régionaux», explique un communiqué signé par le syndicat des enseignants de la faculté de médecine de Fès. Ajoutons à cela que des spécialités comme la chirurgie cardiovasculaire, la médecine nucléaire, la radiothérapie et l’hématologie ne figurent pas dans les programmes du CHU. «Ces doléances ont été traitées lors des multiples réunions avec l’ex-ministre. En vain». Le département de tutelle est ainsi le dos au mur. «Le ministère devra assumer les répercussions sur le bon fonctionnement du CHU», souligne un gréviste. Par ailleurs, les médecins réclament des équipements ainsi que le recrutement de personnel para-médical. «A Rabat, le CHU est en sureffectif. On compte un enseignant pour 4 étudiants. A Fès, le rapport est de 1 pour 25. C’est absurde», explique un médecin. Et d’ajouter «c’est l’avenir du secteur qui nous préoccupe. Nous avons la mission de former près de 200 médecins généralistes et 50 spécialistes par an. Vu les conditions, ce ne sera pas le cas tant en quantité qu’en qualité ». Cela fait plus de six ans que les enseignants tirent la sonnette d’alarme. Leur première grève a duré un mois. «Des suppléments de budget ont été accordés, mais ils restent dérisoires face à la somme des arriérés que doit honorer le CHU». Enfin, au cœur des revendications, on note la réclamation de la prime annuelle de rendement et la création immédiate de 20 nouveaux postes budgétaires.


Report

Le futur CHU Hassan II, qui devait être inauguré cette année, n’ouvrira pas finalement avant septembre 2008. C’est la date avancée par le ministre Cheikh Biadillah à la veille de son départ. Pour l’heure, le budget de fonctionnement n’est pas encore voté. Et les besoins en ressources humaines, estimées à 1.700 personnes, sont loin d’être disponibles. Aussi, cette infrastructure, après de longues années de construction, risque de périr avant même qu’elle ne soit opérationnelle. De notre correspondant, Youness Saâd Alami

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