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    Economie

    Grande cacophonie autour du terminal gazier

    Par L'Economiste | Edition N°:2655 Le 20/11/2007 | Partager

    . Le projet prévu à TangerMed . Les parties prenantes devant le fait accompliCacophonie tous azimuts! C’est le moins que l’on puisse dire du projet du terminal gazier. Le brouillard est si épais chez les principaux partenaires, dont certains se défendent même d’en évoquer les étapes franchies au niveau des études et des réactions du ministère de tutelle. Et l’écran devient opaque dès lors que vous tentez d’approcher le département censé piloter le projet. Aucun responsable n’est joignable. Pourtant, le projet est d’envergure hautement stratégique et fait partie d’un plan énergétique d’ensemble. Depuis la remise de l’étude de faisabilité, au début de l’année, les parties prenantes au projet, Samir, Akwa Group et l’ONE, ne sont toujours pas fixées. Du moins officiellement. Finalement, qui pilote réellement le projet? L’étude, faut-il le rappeler, avait pour objet de définir les infrastructures minimales à créer selon le site qui sera retenu. Elle a dû être complétée, ultérieurement, pour concerner les trois sites possibles, en l’occurrence Jorf Lasfar, Mohammédia et TangerMed. Car, faut-il le préciser, une déclaration faite par le ministre sortant de l’Energie et des Mines avait expressément avantagé les deux premiers sites. «Le terminal à créer devrait se situer sur le principal axe industriel à savoir El Jadida- Casablanca et serait destiné à recevoir les méthaniers» (cf.www.leconomiste.com). On se trouvait donc loin de Kénitra, site tout récemment mis en avant par un organe de presse spécialisée. D’autant plus que le port fluvial de la capitale du Gharb n’a pas la capacité suffisante pour recevoir des méthaniers d’une jauge brute minimale de 250.000 m3. Selon les professionnels, le port de Mohammédia est suffisamment saturé, alors que Tanger est jugée excentrée par rapport aux grands pôles de consommation du gaz. Mais surprise! Le projet du terminal gazier est déjà inscrit dans le programme d’investissement prévu pour l’exercice 2008. Il fait même partie intégrante du plan d’extension du port TangerMed dont la construction devrait démarrer l’année prochaine pour une mise en service en 2012. Et c’est le tout officiel rapport sur le secteur des établissements et entreprises publics accompagnant le projet de loi de Finances 2008 qui le révèle. «Le programme d’extension de TangerMed inclut également la réalisation d’un terminal GNl (Gaz naturel liquéfié) pour un montant estimé entre 1,5 et 2 milliards de DH. A cela s’ajouterait le coût des installations de gaz pour un montant de près de 4 milliards de DH» (Sic). Certes on est encore dans l’approximatif, mais les montants avancés semblent parfaitement cadrer avec les prévisions des professionnels. Aussi curieux que cela puisse paraître, même l’opérateur public signataire de la convention, l’ONE en l’occurrence, ignore tout du site retenu, bien que le choix l’avantage. «Et pour cause! La production d’électricité demeure pour le moment concentrée dans le Nord, et devrait à terme se développer dans l’Oriental», est-il signalé auprès de l’Office national de l’électricité.


    Quid du code gazier?

    Le code gazier devant normalement préparer le terrain n’est toujours pas adopté. L’objectif étant d’assurer les activités gazières d’un système libéralisé et ouvert à la concurrence. Pourtant l’enjeu est de taille. Les besoins, à moyen terme, exprimés par les principaux consommateurs s’élèvent à près de 6 milliards de m3 dont 3,5 pour l’électricité. A long terme, le gaz naturel devrait intéresser d’autres activités, comme la génération simultanée de l’électricité et de la vapeur, la valorisation des phosphates, l’industrie du froid ainsi que le résidentiel et le tertiaire. Autant d’activités qui se trouvent dans le principal axe industriel du pays. A. G.

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