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    Economie Internationale

    Grande-Bretagne: le gouvernement impose la rigueur budgétaire

    Par L'Economiste | Edition N°:40 Le 30/07/1992 | Partager

    Confronté à une récession plus longue que prévue, le Gouvernement britannique a décrété à son tour l'austérité budgétaire.
    Lors d'une réunion de cabinet, Mercredi 22 Juillet, le Premier Ministre, John Major, a en effet annoncé une stricte limitation des dépenses publiques.
    Pour la prochaine année fiscale, qui commencera en Avril 1993, le cabinet a décidé de ne pas dépasser les 244,5 milliards de Livres prévus dans le budget prévisionnel établi en 1991. Les 14 milliards de Livres de crédits supplémentaires que demandaient certains ministères ont été refusés.
    Désormais, les ministres ne pourront plus négocier leurs dépenses, indépendamment des recettes prévues, et obtenir des rallonges budgétaires. En outre, un plafond de dépenses sera fixé par le gouvernement, les discussions avec chaque département ministériel se limitant à la seule répartition du total. Dorénavant, toute augmentation dans un secteur devra être équilibrée par des économies équivalentes sur d'autres projets ou dans d'autres secteurs.
    Ce plan d'austérité est destiné à freiner, voire stopper, la détérioration des finances publiques. Le déficit atteint aujourd'hui 5% du PIB (soit 28 milliards de Livres), alors que le budget était excédentaire en 1988.
    La poursuite de la récession va encore réduire les recettes fiscales et augmenter les dépenses sociales liées notamment au chômage qui touche plus de 2.700.000 personnes. D'après les prévisions, le déficit, qui était de 13 milliards de Livres en 1991, doit se chiffrer à 28 milliards cette année et à 32 milliards en 1993-1994. Seulement ce calcul est basé sur la prévision gouvernementale d'une croissance de 1% en 1992, qui paraît déjà trop optimiste.
    D'après un cabinet de prévisions, le PIB devrait accuser un nouveau recul et le déficit atteindre 35 miliards de Livres cette année et 42 milliards en 1993-1994.
    Selon les premières indications, les mesures restrictives décidées vont toucher l'environnement, les transports, la défense et la sécurité sociale.o

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